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 Histoire croissante

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Localisation : Horum omnium fortissimi sunt Belgae
Date d'inscription : 16/06/2006

MessageSujet: Histoire croissante   Ven 16 Juin - 23:47

[Ajouts pour l'assistance Plumaire entre crochets.]

Rien n'a été exagéré dans l'histoire qui va suivre, rien n'est fiction, les événements se sont déroulés [le jour de sa rédaction. C'était en août, dimanche 21 ou samedi 20, une journée ou deux avant que je parte en vacances chez une fille, Aurore de son prénom.] Il vous est proposé dans l'espoir que cela devienne une perle dont on rie, et non dont on pleure. Si une telle chose m'est arrivée, je ne dois pas rater l'occasion de la coucher.

6h45, une fois n'est pas coutume, Votre Serviteur est debout. Votre Serviteur réside en ce moment chez ses aïeux chéris. La veille ne fut pas un modèle d'entente, aussi Votre Serviteur décide d'ignorer sa couche qui lui tend amicalement les bras, et descend, dans l'ambition d'aller chercher des croissants pour les apporter au lit avec un café bien chaud à ses aïeux émerveillés. Conscient de son état pouilleux, il prend quelques vêtements corrects, un déo-pschitt et un parfum, et descend pour faire rapidement un lavage de chat dents+aisselles. 7h03, il prend le pari que la boulangerie est ouverte, allez on y va. Sur la route, il se fait la réflexion que ses vêtements sont peut-être un peu trop corrects, voire de soirée, mais qu'importe. La boulangerie est à cinq minutes à pied. A une centaine de mètres, il s'aperçoit que la boulangerie est fermée. Qu'importe, elle est peut-être sur le point d'ouvrir. Non, les fours ne fument même pas. A y regarder, de près, fermeture annuelle, pendant l'ensemble du mois d'août. Il y en a une autre sur la Place, à sept minutes de plus, qui est meilleure en plus! On peut bien pousser jusque là-bas. Sur la route, Votre Serviteur voit quelques gouttes éparses tomber sur le sol. Etrange, le ciel lui paraissait clément au lever, et les jours précédents se sont montrés -ô surprise- magnifiques. Eh bien, il semblerait qu'elle soit ouverte celle-là! Non, on distingue à quelques mètres une grille devant la porte, et l'écriteau indiquant une fermeture annuelle... pour l'ensemble du mois d'août. Magnifique entente entre les deux boulangeries concurrentes. Qu'importe, il se souvient, il y en a une dans la rue pavée, à sept minutes! Il commence à perdre espoir et à n'aller voir que par principe, il semblerait que la Providence n'ait pas le désir de l'aider. Voilà que la pluie s'invite dans la partie. Mieux, elle se mue en averse. Charmant, très romantique, se dit-il... Mais ce n'était pas du tout prévu. Quelques minutes plus tard, trempé jusqu'aux os, Terre! La boulangerie G*b*rt, la plus chère, est ouverte. Bon, d'accord, à 7h10 il y a cinq ou six clients avant moi, ce qui est parfaitement normal à une telle heure de pointe, mais on ne va pas faire la fine bouche, la boulangerie est ouverte, et les croissants sortis du four, à... 76 centimes l'unité peut-il voir une fois la queue un tant soit peu raccourcie, vous tendent les bras. A mon tour, dix croissants s'il vous plaît, 7,60 euros, merci, je vais vous mettre un sachet pour pas qu'ils prennent l'eau, oui quel beau mois d'août cette année. Dehors. L'averse est un peu plus molle, mais continue son périple. Arrivé à cinq minutes du foyer, Votre Serviteur, qui constate que le sachet est déjà bien trempé, et que l'heure tourne, se met à courir, courir car cela fait longtemps qu'il n'a pas couru, courir pour rentrer plus vite, courir pour avoir plus de temps pour la surprise. Nous y voilà! Entrons par le garage pour ne pas faire de bruit, comme nous en sommes sortis. Petits pas gauches, trempé jusqu'aux os, haletant. Tiens, de la lumière, les chaises mises sur la table. Oui la mère est là. Elle lave. Comme il est sympathique de laver la maison au petit matin. Echange de regards. Consterné pour l'une, étonné de la réaction pour l'autre. Regard AK-47. Il lui montre le sachet, avec une tentative de sourire ou quelque chose comme ça, oui quelque chose. Je m'attendais à tout sauf à ça. Je te vois vraiment sous un autre jour en ce moment. A quelle heure tu es parti? Je suis parti à sept heures Non tu n'es pas parti à sept heures tu es sorti! Tu es habillé pour sortir et ça empeste le parfum ici! Impossible que tu sois parti à sept heures j'ai été réveillée par la pluie à sept heures dix Je suis parti à sept heures je suis allé chercher des croissants et autre résumé de l'aventure. Ose me regarder dans les yeux et me dire que tu es sorti à sept heures exprès pour ça. Oui je le fais et il expose encore ses faits pour ensuite dire merci infiniment pour ton accueil. Il pose le sachet et monte. La maisonnée se réveille, Votre Serviteur oublie en jouant avec son mobile, puis en foutant du hard rock à plein tubes tout en lisant le tout frais site sur les kaïras d'un de ses amis [Tubulamarok, dont j'ai déjà parlé sur ce forum, en l'occurence vivelesracailles.free.fr]. Le Patriarche va parler à son aîné en lui expliquant ta mère pouvait penser ça il y a eu des antécédents (oui, un, et encore, appris avant départ) et t'as largement passé l'âge de la logique d'adolescent borné. Descente, la Commère ne présente pas ses excuses, tentative ratée de parler à son Aîné, elle s'emporte, elle voit son Aîné rongé derrière sa tasse de café et dit tu ne serais pas comme ça si tu avais eu rien à te reprocher pour couronner le tout.

Le Bonheur obligatoire est bel et bien présent, l'Humeur négative chassée d'emblée par la magie, la libération des mots.
Riez, amusez-vous au moins, mais n'ayez pas Pitié, car le règne du Misérabilisme me fait Pitié. La pierre n'est jetée ni à l'un ni à l'autre aucun règlement de comptes juste une tranche de vie normale avec des humains. Pour ma part, je constate qu'une des dernières journées dans le domicile-nid-douillet avant longtemps se conclut par quelque chose dont on se souviendra, souvenir qui sera Anecdote Amusante et (Auto)Dérision. Smile
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Aurore
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MessageSujet: Re: Histoire croissante   Lun 19 Juin - 22:26

des tranches de vie raconter comme ça, c'est toujours prenant. On se prend au jeu, et moi en lisant des textes comme celui que je viens de lire, je me rappelle que chacun ici à une vie à vivre, que chaque vie est unique et a son lot de quotidien qui vaut parfois tous les livres du monde. L'homme n'invente rien, il ne fait que vivre.
C'est un texte qui résonne tout ce qu'il y a de plus vrai. J'imagine qu'il fait parti de ces choses qu'on a besoin de raconter ?
Au plaisir de te lire.

PS : c'est amusant les coïncidences : mon prénom, c'est Aurore.

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être assez spécial pour être tout de même quelqu'un...
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MessageSujet: Re: Histoire croissante   Lun 19 Juin - 23:05

Ah chouette la coïncidence eh Very Happy
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MessageSujet: Re: Histoire croissante   

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