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 Fanfic tP : Est-ce là notre destin ?

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MessageSujet: Fanfic tP : Est-ce là notre destin ?   Ven 4 Mar - 17:50

Certains rêves ne sont peut-être pas des rêves... Ce sont peut-être les souvenirs de la réalité d'un autre univers.

Everworld, Tome 1 : A la recherche de Senna, de Applegate


PARTIE 1 : L'autre-même

Chapitre 1 : Journée du 15 Décembre 2006

Il a été docile aujourd'hui. Beaucoup plus docile que d'habitude. Peut-être commence-t-il à croire qu'il n'a plus aucun espoir de sortir ? Ces derniers temps, il se laisse de plus en plus aller, et cette attitude m'inquiète beaucoup. Je crains qu'ayant perdu foi en la lumière, il ne se laisse dépérir pour atteindre plus vite une rassurante obscurité. Même un caméléon comme Jarod peut subir de tels troubles.

Nous avons donc fini la simulation Y3-70. Le numérotage des simulations a été modifié depuis sa "re-capture". Le "Y" signifie "year", année en anglais. Le chiffre qui le suit est le numéro de l'année. Le nombre final, séparé par le tiret, est le numéro de la simulation. Ainsi, Y3-70 est la soixante-dixième simulation de la troisième année du retour de Jarod au Centre.


Je me rappelle très bien de cette journée où pour lui tout a basculé. C'était un lundi, le 3 Mars 2003. Nous l'avions repéré à Phoenix, Arizona, dans un petit bureau de comptable. Mlle Parker m'avait emmené avec elle et une demi-douzaine de nettoyeurs. Cette fois-ci, elle avait refusé que Broots nous accompagne : il était tombé malade, et elle craignait qu'il ne nous ralentisse.

Nous avons donc débarqué à Phoenix, au moment même où il sortait du bâtiment. Et puis, il s'en suivit le scénario habituel : il fuit, elle lui court après. Sauf que ce jour-là, la chance avait tourné, et ce qui devait arriver arriva. Il est tombé dans une impasse, et sans aucun moyen de s'en sortir. Le soir il avait sa propre "chambre" au Centre.


Je fus de nouveau attaché à ses simulations. Il lui fallut le temps d'accepter cette rechute, puis le travail reprit peu à peu normalement. Et pourtant, une autre personne se trouve insatisfaite de la situation. Mlle Parker est toujours là, ils ne l'ont pas laissée partir. Ils lui ont trouvé un poste quelque part au Centre, en attendant qu'elle ait rempli sa partie du contrat avant de lui en donner un autre. Quant à Broots, il a encore son poste d'informaticien ici. Il m'arrive de croiser l'un ou l'autre de temps à autre, mais ces rencontres sont rares, surtout avec cette première.

C'est donc avec une surprise contenue que je l'ai vue arriver cet après-midi. Je me trouvais dans mon bureau, à faire mon rapport sur les résultats concluants de la simulation Y3-70 quand tout à coup elle a toqué à la porte.

"Entrez !"

C'est ce qu'elle a fait. Un instant je me souviens m'être demandé si c'était bien elle qui se trouvait devant moi. A-t-elle perdu son habitude d'entrer sans frapper ? De plus que son air grave, son regard méfiant ont continué de m'étonner. Malgré tout, elle semblait heureuse de me voir.

"Mlle Parker... ai-je repris. Cela fait longtemps que je ne vous avais plus vue.
-Moi aussi Sydney, je suis heureuse de vous revoir."

Son ton froid était à demi convaincant. Durant ces trois dernières années, elle était devenue de plus en plus distante, avec tout le monde. Et, bien que cela puisse paraître difficile à croire, elle était devenue de plus en plus fragile. Je n'ai donc eu aucun mal à discerner la pointe d'inquiétude qu'elle essayait vainement de me cacher.

Elle s'est avancée et a pris une chaise face à moi. Elle m'observait comme je l'observais. Elle avait des gestes précis, aussi froids qu'elle, et chacun de ses mouvements avait un but déterminé. Il en émanait une grâce tout à fait exceptionnelle.

"Qu'est-ce que je peux faire pour vous ? dis-je pour briser le silence. Je suppose que vous n'êtes pas venue pour vous inquiéter de ma santé...
-Non Sydney, en effet. Ce n'est pas de vous que je venais discuter."

Elle s'est arrêtée et m'a regardé. Sa technique habituelle pour éveiller la curiosité des gens à qui elle parle. D'un regard, je l'ai invitée à continuer.

"Je voulais prendre des nouvelles de Jarod."

C'était donc ça ! Elle est juste venue pour parler de mon "protégé" comme elle l'appelait. Il est vrai qu'elle n'est plus allée le voir depuis qu'elle l'a fait enfermé. Peut-être finalement a-t-elle des remords ?

"Jarod... va bien. Physiquement du moins.
-Et moralement ?"

Je lui ai expliqué le comportement étrange de Jarod. Ses regards perdus dans le vide, son inhabituelle docilité, ses silences la simulation terminée.

"Vous croyez qu'il prépare quelque chose ?
-Non, loin de là. Pour moi, il ne fait que renfermer son esprit dans un extérieur qu'il ne verra plus. Il perd l'espoir d'un jour sortir, et il se détruit lui-même en acceptant son sort.
-Vous pensez pouvoir le soigner ?
-Il lui faudrait redevenir libre pour être guéri.
-Et si je m'occupais de cette condition ?
-Vous voulez le faire évader ?
-Non. Je veux nous faire évader."

Je l'ai regardée, beaucoup plus intéressé que surpris. Il fallait qu'un jour elle prenne ce genre de décision. Dès qu'elle a pris la délicate mission qui était de le ramener au Centre, j'ai su qu'elle finirait par changer de camps. Il lui aura nécessité dix ans...

"J'ai besoin de votre aide Sydney...
-Attendez. Est-ce que vous être sûre ? Je veux dire, de vouloir m'en parler. C'est tout de même moi qui me charge de l'"éducation" de Jarod. Vous prenez d'énormes risques en venant me voir.
-Je vous fais confiance Sydney. Et puis, nous savons tous les deux qu'aucun de nous ne le souhaite voir dépérir comme il le fait. Ni le Centre continuer à contrôler plus longtemps nos vies. J'ai déjà l'accord de Broots. Mais si vous avez trop peur, alors nous nous débrouillerons seuls."

Elle s'est levée, me saluant d'un bref mouvement de tête, et s'est tournée vers la porte. Elle n'a donc pas aperçu le sourire que je fis de la voir prendre de telles décisions contre le Centre. Je l'ai arrêtée alors qu'elle posait sa main sur la poignée.

"Ai-je dis que je refusais de vous aider ?"

Elle m'a de nouveau fait face, et de la satisfaction est passée dans le regard qu'elle m'a lancé pour me remercier. Une partie de sa crainte avait disparu, elle m'a semblé plus déterminée que jamais. Elle m'a alors envoyé un sourire fatigué.

"J'ai toujours su que vous prendriez la bonne solution Sydney."

Elle est revenue s'asseoir et m'a expliqué ce qu'elle comptait faire.
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MessageSujet: Re: Fanfic tP : Est-ce là notre destin ?   Ven 4 Mar - 17:50

Chapitre 2 : Journée du 20 Décembre 2006

Cela fait à présent cinq jours qu'elle est venue me parler de son propre "projet". Depuis, elle vient au moins me voir une fois par jour m'informer de l'avancement des préparatifs. Elle n'a aucune confiance quant à la sécurité des lignes téléphoniques, ni d'Internet d'ailleurs, et c'est pour cela qu'elle insiste pour me voir en personne. Ainsi, il y a moins de risque de fuite. Ce qui serait d'ailleurs dramatique pour nous tous.


Le Centre est depuis trois ans de plus en plus fermé, surveillé, sécurisé. C'est pour cela que la fuite de Jarod doit être préparée avec d'infimes précautions, et cela prend beaucoup de temps. Ne pas se faire repérer étant la chose la plus difficile et qui nous ralentit énormément.

Elle a dû préparer un autre plan d'évasion. Les passages utilisés par Jarod la première fois sont complètement surveillés, même Broots ne pourrait déjouer cette surveillance. Nous avons donc dû faire appel à Angelo, dont la connaissance complète des passages du Centre nous a été grandement utile.

Les caméras, le nombre de nettoyeurs et leur tour de garde sont nos principaux problèmes. Nous avons donc décidé que la veille de Noël serait le jour idéal. Les effectifs humains sont nettement réduits, et ils se laissent distraire par l'ambiance générale de la fête.

Notre expédition commence donc à prendre forme, il ne reste que certains détails à régler. Tout sera prêt pour le 24, et la date se rapprochant la tension monte. A l'heure où tout le monde prépare ses cadeaux, nous nous apprêtions à donner le plus grand que la vie puisse offrir : la liberté.


Ce matin, Mlle Parker est venue me voir. Cela m'a légèrement surpris, car elle a pris l'habitude de passer plutôt le soir. J'ai d'abord cru, à voir sa nervosité, que nous avions été repérés, qu'il y avait un changement extrêmement important dans nos plans, ou que pire il fallait tout abandonner. Puis j'ai compris.

"Sydney, je voudrais informer Jarod aujourd'hui. Et je voudrais le faire moi-même."

Il est vrai que nous ne l'avions pas encore mis au courant de ce que nous sommes en train de faire pour lui. C'est elle qui a insisté pour ne pas le lui dire tout de suite. Elle voulait être sûre que cela pourrait être possible avant de lui redonner de l'espoir. Apparemment, elle considère que notre entreprise est sur le point de réussir.

"Qu'est-ce que vous attendez de moi exactement ?
-Quand est-ce que je pourrais le voir ?
-Il a la pause entre midi, mais c'est l'heure où il mange. Après dix-sept heures il est seul dans sa cellule. Sinon, nous allons commencer à travailler la simulation Y3-71 toute la journée."

Elle est restée silencieuse, cherchant sûrement le meilleur moment pour venir. Peut-être hésitait-elle encore à s'en charger elle-même ? Après tout, il était fort probable qu'il refuse d'écouter celle qui lui a pris ce qu'elle veut aujourd'hui lui rendre. Ou bien alors sa visite provoquerait une réaction tout à fait contraire, en considérant les sentiments qu'ils éprouvent l'un pour l'autre. Bien qu'aucun des deux ne l'ai encore clairement avoué...

"J'essayerai de passer ce soir. Je crois qu'entre cinq et six heures je pourrais me libérer."

Sur-ce, elle a tourné les talons et son ombre s'est fondue parmi celles du sombre couloir.


J'ai alors pris le chemin de la cellule de Jarod, et quelques minutes après nous avons commencé la simulation, toujours dans le plus grand calme. Mais je devais dégager une certaine anxiété, car il m'a questionné lorsqu'il est revenu à quatorze heures. J'étais plongé dans mes pensées, et le fait que je ne lui fasse aucune remarque quand il s'est arrêté a dû le conforter dans son inquiétude.

"Ca va Sydney ?
-Hum ?
-Vous avez l'air inquiet.
-Ce n'est pas grave, je suis juste un petit peu fatigué."

Il n'a plus osé interrompre la simulation. Mais lui aussi paraissait nerveux, et moins concentré qu'à l'ordinaire. Peut-être à cause de cette impression que j'ai eu qu'on nous observait. Cette sensation devait être accentuée par ses facultés, d'autant plus que j'avais des soupçons sur la personne qui nous espionnait...


Mlle Parker est passée comme elle l'avait annoncé. A 17 heures 15, elle est arrivée devant le nettoyeur en faction devant la porte de Jarod. Je ne sais pas comment elle a fait, mais elle avait réussi à obtenir une autorisation pour le voir. Et Broots devait se charger quelque part des appareils de surveillance.

Elle est donc entrée, et le nettoyeur a refermé la porte dès qu'elle fut à l'intérieur. La pièce était sombre, avec juste un petit néon qui projetait une lumière sans vie sur les murs. L'endroit était composé d'une chaise, d'un lavabo et, dans le fond, d'un lit. Quand elle a pénétré dans la cellule, Jarod était allongé dessus.

Pendant les premiers instants, il est resté ainsi, à fixer le plafond noir pendant qu'elle l'observait. On aurait dit qu'il dormait : ces yeux, perdus dans l'obscurité, faisaient penser qu'il était un fou que plus rien ne rattache à la vie, sinon les rêves. Elle a déjà été surprise de le voir tellement changé en l'observant cet après-midi. Mais le voir de si près renforçait son sentiment de culpabilité. Elle a eu une larme qui pointait au coin de l'oeil, puis elle s'est ressaisie et l'a essuyée du revers de la main.

Jarod a dû trouver étrange l'attitude de la personne qui venait de rentrer "chez lui". Il ne l'avait toujours pas vue, il avait juste entendit les froissements de ses vêtements dans les petits gestes qu'elle avait esquissés. Il a redressé la tête.

Le regard de Jarod a croisé celui de son ennemie. La surprise, la colère, la déception, l'accusation, l'ironie ont rencontré tour à tour la peine, la pitié, les remords, la gêne. Mais il ne pouvait se résoudre à la voir pénétrer ici. Il avait lui-même été soulagé en voyant qu'elle n'était jamais venue. Il craignait de perdre le contrôle.

Il s'est redressé, pendant qu'elle restait contre la porte à le regarder faire. Il avait toutes les raisons de l'accuser, après tout c'était légitime, mais il ne l'a pas fait. Une lueur dans le regard de sa visiteuse l'a retenu. Et il n'a pu trouver de mots pour engager la conversation. Car il dû s'avouer qu'au fond de lui, il était plutôt heureux de la revoir. Surtout qu'elle ne paraissait pas être plus avantagée que lui par la situation actuelle.

"Ecoute, a-t-elle commencé, je sais que je n'ai pas vraiment fait ce que tu voulais, et que tu m'en veux énormément de t'avoir remis aux mains du Centre. Alors, je te demande de ne rien dire le temps que je parlerai. Temps d'ailleurs trop court."

Il en aurait été de toute façon incapable. Il était trop fatigué, trop désespéré pour lui sortir un seul mot. Pourtant, le son de sa voix lui a ramené un peu d'espoir, il a senti que tout n'était peut-être pas perdu. Il s'est appuyé contre le mur, la regardant avec lassitude.

Voyant qu'il ne répondait pas, elle en a déduit une invitation à continuer. A moins que ce qu'elle lui disait ne lui fasse aucun effet. Ou encore qu'elle l'ennuyait plus que tout. Elle n'en savait rien. Le regard qu'il lui a lancé, vide de toute expression, ne l'a pas beaucoup avancée. Elle avait du mal à retrouver le Jarod qu'elle a connu.

"Tu dois savoir que je suis toujours au Centre..."

Il a acquiescé, se demandant pourquoi elle lui parlait de cela. Il lui a toujours dit ce qui arriverait, elle n'a jamais voulu le croire. Maintenant elle en fait les frais, et de là où il est il ne peut pas vraiment l'aider.

"Tu avais raison. Je suis désolée de ne pas t'avoir cru. Je pensais que tu ne disais cela que pour me ralentir, me déconcentrer de mon propre but. Mais tu ne faisais que me montrer mon vrai chemin, et je fermais les yeux. Pas orgueil, par espoir en l'amour de mon père... J'ai réalisé aujourd'hui que ce n'était pas là que l'espoir existait."

Tout en parlant, elle s'est approché, et a fini par s'asseoir à ses côtés au bord du lit. Elle continuait de l'observer. Il était en boule, les genoux repliés contre la poitrine et les mains autour des jambes. La tête posée contre les genoux, il l'a redressée quand elle s'est arrêtée de parler, réfléchissant sur ses dernières paroles et son attitude. Il était bon de sentir sa présence si proche.

"Ce que je veux dire, c'est que... je regrette sincèrement mon attitude face à toi durant ces dix dernières années. Je ne t'ai jamais porté... toute l'attention que tu méritais. J'aimerais aujourd'hui réparer cette erreur, et peut-être espérer que tu me pardonneras après ça."

Elle n'osait le regarder dans les yeux, y lire un refus total de compréhension. Alors que lui la regardait, de plus en plus intrigué. Voyant qu'elle hésitait à continuer, il a osé prendre la parole, poussant l'audace jusqu'à lui prendre la main pour l'encourager.

"Après quoi ?"

Elle a relevé une tête étonnée. Elle a alors vu son regard briller de son ancienne curiosité, ainsi que d'un sentiment indéfinissable. Alors, elle a vraiment cru leur entreprise possible, et qu'il pourrait un jour reprendre goût à la vie.

"Dans quatre jours, vers onze heures... Je viendrais avec Sydney. On a tout organisé, même Broots s'y est mis. Et Angelo nous a aussi été très utile.
-De quoi est-ce que tu parles ?
-Dans quatre jours Jarod... Tu, nous serons libres."

Cette dernière affirmation le laissa sans voix. Voilà qu'au moment où il perd espoir, elle s'empresse de lui redonner. Pouvait-il y croire ? Pouvait-il remercier le ciel d'exaucer ses prières ? Il n'a su que faire, et l'a regardée, bouche bée, incrédule à de telles paroles. Une larme lui a perlé au coin de l'oeil, alors qu'elle lui envoyait un timide sourire.

"Tu te fiches de moi ? hasarda-t-il sans grande conviction.
-Et quelles raisons aurais-je de te mentir ? Il est de toute façon difficile de te descendre plus bas, même si je le voulais."

Son visage s'est renfermé : il n'est pas encore sorti. Elle s'est alors excusée, elle devait y aller. Elle s'est levée, et lui a délicatement déposé un baiser sur le front, histoire de lui redonner du courage jusqu'à la veille de Noël. Puis elle a détaché sa main de la sienne, et s'est dirigée vers la porte.

"Parker ?"

Elle s'est retournée, le questionnant du regard. Il n'avait pas bougé, il était toujours recroquevillé contre le mur.

"Oui ?
-Pourquoi est-ce que tu fais tout ça pour moi ? Rien ne t'y oblige..."

Elle ne lui a pas répondu. Mais sa réponse, il l'a vue dans ses yeux.

"Dans quatre jours, onze heures." lui a-t-elle rappelé.

Puis elle a ouvert la porte, et est sortie sans ajouter un mot.
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MessageSujet: Re: Fanfic tP : Est-ce là notre destin ?   Ven 4 Mar - 17:50

Chapitre 3 : Journée du 24 Décembre 2006

Nous avions tout préparé. Tout était prêt, réglé à la minute. Chacune de nous attendait la fin de la journée avec une impatience et une anxiété qu'il avait du mal à contrôler. Car nos espoirs pouvaient à tout moment être anéantis, si par hasard on nous avait surpris. C'était l'entreprise la plus osée au Centre depuis la première fuite de Jarod, et de sa réussite dépendait le sort de plusieurs personnes.


La journée a commencé normalement. Jarod et moi avons avancé dans la simulation Y3-71. Etrangement, elle semblait plus difficile qu'elle ne paraissait au début. Il faut dire que nous n'avions pas vraiment la tête à ça, et notre progression s'en faisait sentir.

Jarod était tout aussi nerveux que nous. Il commençait à reprendre de la vigueur, et se sentait inutile. Difficile en effet pour lui de nous aider, alors qu'il était surveillé 24 heures sur 24. De plus qu'il ne pouvait se permettre de demander des nouvelles. Mon seul moyen de l'informer que tout allait bien était un regard rassurant en venant le chercher le matin. Et ce soir, quand il est rentré dans sa cellule, c'est le sien qui brillait de savoir que c'était la dernière fois qu'il se retrouvait dans cet endroit.


Jusqu'à vingt-deux heures, le temps s'est lentement écoulé. Je pensais à Jarod qui attendait, anxieux, sans vraiment savoir si nous viendrions. Et si chaque minute me paraissait heure, elles devaient lui sembler dix fois plus longues. Mais à partir de vingt-deux heures, tout s'est vite enchaîné.

Mlle Parker nous avait fixé rendez-vous une heure avant celle où nous devions agir. Nous avons revu une dernière fois notre itinéraire de sortie, étudiant minutieusement chaque détail, pendant que Broots mettait en place son système de contrôle de la surveillance informatique.


A 22 heures 45, nous avons quitté le bureau de Mlle Parker. Elle avait pris son indispensable 9mm, et j'étais aussi armé. On ne savait pas, il pourrait servir. Au moins si jamais on nous surprenait, nous aurions de quoi nous défendre. Faible défense mais toujours utile pour attaquer.

En sortant de son bureau, nous nous sommes dirigés vers le fond du couloir, et nous sommes entrés dans l'ascenseur pendant que Broots prenait la direction opposée. Nous avons envoyé l'appareil au SL-22. Aucun de nous deux n'a osé sortir un mot : la tension était trop forte, et puis cela n'aurait servi à rien. Nous savions parfaitement ce que nous devions faire, de même que nous connaissions la possibilité que nous avions d'échouer.

Enfin, l'ascenseur s'est arrêté, et la porte s'est ouverte. Nous sommes sortis, arme au poing, parant à toute éventualité. Mais la voie était libre. Nous n'avons pu cacher notre soulagement de voir que pour l'instant, tout se déroulait normalement. Mlle Parker a pris son téléphone, et appelé Broots qui devait être installé quelques étages plus haut.

"Oui ?
-Broots, c'est moi, nous venons d'arriver au sous-sol 22. Vous être en place ?
-C'est bon, je vous ai sur mon écran.
-Bien. Est-ce qu'on peut accéder à la cellule de Jarod ?
-Pour l'instant, vous avez un nettoyeur qui n'était pas prévu dans le deuxième couloir à votre droite. Sinon, ils sont tous aux mêmes places.
-Ok Broots. Alors faites ce que vous devez faire.
-Vous savez que, si je paralyse les caméras, on ne pourra plus vous voir mais aussi inversement je ne pourrais vous prévenir si quelqu'un arrivait.
-Je sais très bien Broots, allez-y.
-Comme vous voudrez.... Mlle Parker ?
-Qu'est-ce qu'il y a encore ?
-Je voulais juste vous souhaiter une bonne chance...
-Merci Broots."

Elle a raccroché. Puis elle s'est tournée vers moi, et d'un signe de tête m'a indiqué que nous pouvions y aller.


Nous avons évolué dans les couloirs, lentement, nous arrêtant à chaque carrefour. Nous avons réussi à assommer les deux premiers nettoyeurs, un troisième nous a surpris et nous n'avons pas eu d'autre choix que de lui tirer dessus. Je crois que jusque là, nous devions notre survie à une grande chance, le pouvoir des silencieux et les talents de tireur exceptionnels de Mlle Parker.

Nous avons fini par arriver face au couloir, au fond duquel nous attendait Jarod. Aucun nouveau problème ne s'était présenté à nous. Mais là non plus nous n'avions pas le choix : nous ne pouvions attirer le nettoyeur vers nous, il avait l'ordre strict de ne pas bouger de son poste. Alors, après quelques secondes de concentration, Mlle Parker a débouché devant lui et avant qu'il ait pu réagir il se trouvait étendu à terre.

Elle s'est avancée et a ramassé les clés sur le corps inerte. Je l'ai suivie, et pendant qu'elle ouvrait la porte qui libérerait Jarod, je surveillais le couloir d'un air inquiet. Une étrange impression m'habitait, un sentiment d'anxiété que j'ai mis sur le compte de la tension.


Quand Mlle Parker a ouvert la porte, Jarod était assis sur le lit, sur le qui-vive. Je n'ai pu m'empêcher de voir l'étoile qui s'est allumée dans ses yeux quand il a vu que c'était bien elle. Il s'est redressé, et ses pas l'ont mené jusqu'à elle. Elle avait fouillé une seconde fois dans les affaires des nettoyeurs. Elle en a sorti une arme, qu'elle a tendue à l'ancien prisonnier.

"Tu n'as pas oublié comment t'en servir ?" lui a-t-elle demandé.

Sur quoi il a tourné l'arme dans sa main, puis débloqué la sécurité en des gestes secs et précis.

"Je ne crois pas, a-t-il conclu.
-Bien, alors allons-y."

Elle l'a alors attrapé par la main, et entraîné dans ses propres pas. Un instant, j'ai croisé le regard de Jarod, étonné non pas par ma présence mais par celle du pistolet dans ma main droite. Une question lui a effleuré l'esprit, il a légèrement ouvert la bouche mais s'est retenu. Tant mieux, je n'avais aucune envie de lui expliquer, et il a dû s'en rendre compte.

"Nous allons passer par les nouveaux systèmes d'aération, a commenté notre meneuse. Leur surveillance est presque inexistante, et leur passage plus pratique. L'accès le plus facile n'est plus très loin."

Nous avons donc continué d'avancer, chaque seconde étant un pas de plus vers la liberté. Et puis soudain, au détour d'un couloir, nous avons été arrêtés.

"Alors soeurette, on se fait la malle ?"

La soeurette en question s'est retournée, le canon pointé en avant. Réaction qu'a aussi eue Jarod. Moi, je suis resté à fixer face à moi, trop occupé par les deux molosses qui arrivaient.

"Mlle Parker..." ai-je murmuré.

Un bref coup d'oeil en arrière lui a permis de voir les deux hommes qui nous prenaient de revers, alors qu'elle avait face à elle M. Lyle et un autre nettoyeur. Coup d'oeil qui n'est pas passé inaperçu. Le frère s'est mis à rire.

"Tu vois, tu n'auras pas été bien loin. Pas de chance ! A trois contre quatre, vous avez perdu...
-Tu n'es qu'un...
-Vous ne me faites pas peur Lyle, l'a coupée Jarod. Pas plus que la mort. Vous savez, je la préférerai à retourner là d'où je sors. Que m'importe mourir si vous m'empêchez de vivre ?
-Alors, tu ne me laisses pas le choix..."

Mais avant qu'il ait pu appuyer sur la détente, la balle d'un Smith&Wesson bien connu est venue se loger directement dans son coeur. Attaque qui n'a pas été exempte de représailles. Les balles ont sifflé dans l'air, et j'ai moi-même dû en envoyer une, sans savoir si elle a fait mouche. Puis, j'ai vu mes deux protégés s'écrouler à terre, tandis qu'un objet me traversait la poitrine. Après, il n'y a plus que le noir.
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MessageSujet: Re: Fanfic tP : Est-ce là notre destin ?   Ven 4 Mar - 17:51

PARTIE 2 : Théorie

Depuis toujours, l'être humain cherche à savoir s'il est seul, s'il n'y aurait pas de la vie autre part dans l'univers. Alors, il envoie des expéditions vers des zones qui lui sont inconnues, et les explore jusqu'à un résultat positif, ou alors quand il a la preuve qu'il n'a pas d'espoir de trouver de la vie à cet endroit.

Pour l'instant, ces recherches se limitent à l'espace et au temps. Mais un troisième facteur se doit d'être pris en compte.


Et s'il existait un "autre-même", un "nous" différent ? Un monde, identique aux moindres détails au notre, évoluant dans un univers parallèle à l'accès défiant les bases de la physique ? Le seul moyen d'accéder à cet autre monde serait notre propre pensée, lien invisible avec cet endroit, qui s'y connecterait certaines fois et partagerait l'espace de quelques secondes cette réalité. Bien sûr il se pose le problème de la relativité, le temps s'écoulant ici et là-bas n'est pas forcément le même. Mais je ne parlerais pas ce ça aujourd'hui.

Ses "connexions" ne pourraient arriver que lors de moments bien précis. Comme lors d'un profond sommeil, d'un décrochage dû à un choc, d'une forte émotion ou d'un stress trop important. On ne se souviendrait pas tout de suite de ce qu'on a vu, entendu, mais cela nous reviendrait plus tard, ce qui expliquerait cette impression que nous avons parfois de "revivre" une scène (observez ici l'effet de la relativité effleuré plus haut). En fait, nous n'aurions pas vraiment vécu nous-même cette scène, mais à travers une union avec notre double de l'autre monde. D'où aussi les intuitions...


Imaginez maintenant que ces "connexions" puissent nous être bénéfiques. En effet, pourquoi avoir créé des liens avec ce monde ? Pourrait-on modifier notre destin, celui que nous voyons dans cet autre nous, et le différencier pour le rendre meilleur ? Ne serait-ce pas un enseignement, une mise en garde ? Le récit que je vous fais ici a ce but. Tenter de répondre à cette question, en examinant simplement les faits dérouler.


Ce que vous venez de lire est ce que j'ai pu réunir de mes souvenirs de ma propre expérience, enfin celle qui m'a été donnée de vivre à travers mon autre moi. Ne croyez pas que cela fut facile de rassembler tout cela, seules quelques brides me sont revenues au cours de "ma" vie. Mais, voyez plutôt ce qui suit.
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MessageSujet: Re: Fanfic tP : Est-ce là notre destin ?   Ven 4 Mar - 17:53

PARTIE 3 : Le nous différent

Chapitre 1 : Journée du 2 Mars 2003

"Sydney ? Sydney !!"

J'ai relevé la tête vers une Mlle Parker au regard empreint d'une légère crainte, en me demandant ce qu'elle pouvait bien faire là. Je n'avais aucun souvenir de ce qui venait de se passer. J'avais juste une étrange impression de malaise, comme si quelque chose venait de se briser en moi.

J'avais dans la main un dossier : les analyses de la dernière cachette de Jarod. Un coup d'oeil à la date m'a indiqué que nous étions le 2 Mars 2003. Bizarre... Il me semblait que cette date avait une importance, mais je n'étais pas non plus capable de me rappeler quoi.

"Sydney, a repris Mlle Parker qui avait dû se rendre compte que j'étais sorti de ma torpeur. Sydney, vous allez bien ?
-Oui, très bien."

J'ai vu à son regard qu'elle ne me croyait pas. Pourtant, à part cette légère perte de mémoire, j'allais très bien. Un peu fatigué peut-être. C'est ce que je lui ai répondu.

"Vous m'inquiétez Sydney. Vous étiez là, à m'expliquer la signification de ce... truc, dit-elle en me montrant un objet posé sur la table devant moi, quand soudain vous vous êtes arrêté de parler, et êtes resté immobile en fixant votre dossier. Le Centre aurait explosé que vous n'auriez pas réagi.
-Excusez-moi, je pensais à autre chose.
-Ca j'ai bien vu. Vous devriez rentrer chez vous et arrêter de vous surmener comme vous le faites. Je lirais ce dossier moi-même."

Après quoi elle m'a pris les fiches des mains, a jeté un coup d'oeil sur le bazar empilé sur le bureau, et a quitté la pièce d'un pas décidé. Elle m'a laissé seul, debout au milieu de la pièce.


J'ai reporté mon attention sur ce que j'étais en train de lui expliquer. Je fixais en particulier l'objet qu'elle venait de me montrer et le prenais dans mes mains.

Peu à peu, je me suis souvenu. Ces objets provenaient de son repaire à Miami, que nous avons trouvé hier. Bien que lui était déjà parti depuis trois jours. Les nettoyeurs avaient tout ramassé, et me l'avait apporté.

J'avais étudié ces objets, et avait abouti aux conclusions habituelles : recherche de la vérité, des mystères qui entourent sa vie. Et puis, il y avait cet objet qui se détachait du lot. C'était une petite boîte, fermée par une serrure en argent. Rien qui ne puisse attirer l'attention, à par ce sigle sur le couvercle : un cercle, à l'intérieur duquel se trouvait un triangle équilatéral. Cela aurait pu paraître anodin, il n'y a rien de mal à dessiner des triangles et des cercles. Mais avec Jarod, tout à une signification.

J'avais décidé de centrer mes recherches sur ce dessin, et passé une grande partie de la nuit dessus. En effet, je ne voyais pas ce qu'il voulait m'indiquer par là. Le fait que cela soit deux formes parfaites ne m'avançait pas beaucoup. Enfin, vers deux heures du matin, j'avais trouvé une explication sur le site Internet d'une étrange secte française. Voilà l'explication qu'elle donnait sur ce symbole :

"Le cercle triangulaire est le signe de reconnaissance de nos membres, qui sont à ce jour plus de 10 000 en France et en Belgique. Les trois sommets du triangle représentent les trois stades de la vie d'un humain : la vie avant celle que nous connaissons, la vie dans ce monde et la vie après la mort. Le cercle réunit le triangle ainsi formé, et l'enferme dans une spirale inexorable. Pour l'exprimer plus clairement, il représente le destin d'un homme, auquel nul ne peut échapper. Pour en savoir plus, cliquez ci-dessous..."

Mais je n'avais pas eu besoin de chercher plus loin. La boîte était fermée à clé, et quand on l'avait forcée, il se trouvait une petite figurine à l'intérieur. Le message est clair, renforcé par cette fermeture : Jarod se sent prisonnier de son destin...


parenthèse : Sydnette, si tu arrives jusqu'ici, tu viens de lire la partie où j'expliquais une de mes interprétations du 'Triangle circulaire'
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MessageSujet: Re: Fanfic tP : Est-ce là notre destin ?   Ven 4 Mar - 17:54

Chapitre 2 : Journée du 3 Mars 2003

Il est revenu. Cela peut paraître impossible, mais Mlle Parker a finalement réussi à l'attraper. Etait-ce de ce destin-là que Jarod voulait parler à travers sa boîte ? Je n'en sais rien. Mais le fait est que maintenant, il se trouve à quelques mètres sous terre, enfermé dans une cellule du SL-22 bien gardée. Je vais essayer de vous expliquer ce qui s'est passé.


Je venais d'arriver quand le téléphone a sonné : c'était Mlle Parker, elle voulait me voir tout suite dans son bureau. Je suis donc monté, laissant l'expérience que j'allais commencer sur les jumeaux. Quand je suis arrivé, elle donnait des ordres secs à Sam. Un peu en retrait, à son habitude, Broots se tenait immobile, secoué de temps à autre par une quinte de toux.

"Sydney, fit-elle en me voyant. Vous allez mieux ?
-Oui, merci. Vous m'avez appelé je crois ?
-Tout à fait. Nous avons retrouvé Jarod. Il est à...
-Phoenix ?" l'ai-je coupée.

Deux paires d'yeux étonnés m'ont regardé avec surprise et appréhension. Mlle Parker a vérifié le lieu dans le dossier qu'elle avait, posé devant elle. Mais je savais qu'il était à Phoenix. Je ne pouvais l'expliquer, un bref sentiment de déjà-vu me poussait.

"C'est cela, a-t-elle dit, méfiante. Comment le savez-vous ?
-Euh... En fait je n'en sais rien, lui ai-je avoué.
-Alors, vous me dîtes que vous avez dit Phoenix par hasard ?
-Oui."

J'ai soutenu son regard perçant. Elle ne trouverait rien. Elle a alors haussé les épaules, abandonnant l'idée de comprendre ce qui m'étais à moi-même incompréhensible.

"Nous verrons cela plus tard, l'avion nous attend. Broots ?
-Oui ?
-Vous, vous restez là. Je ne veux pas que vous nous ralentissiez à être malade comme cela. Sydney, dépêchez-vous.
-Il n'y a rien à craindre Mlle Parker, vous allez l'avoir aujourd'hui."

Là, elle m'a vraiment regardé avec surprise. Je me demandais moi-même comment je pouvais affirmer cela aussi sûrement que s'il était déjà là. Le fait est que je me demande encore ce soir comment j'ai pu le deviner.

"Est-ce que vous plaisantez Sydney ?
-Je suis sincère Mlle Parker. Cette fois-ci est la bonne.
-Vous êtes devenu devin ?
-Je suis en train de me le demander..."

Sans plus me questionner, elle a tourné la tête, haussant les sourcils dans un geste fatigué. Je l'ai suivie et nous avons embarqué pour l'Arizona.


Je me demande si j'ai choisi le bon camp. Plus on se rapprochait, et plus mon impression d'avoir vécu ces moments-là s'accentuait. J'aurais pu contacter Jarod, lui dire de partir avant qu'il ne soit trop tard. Je savais, plutôt je pressentais ce qui allait arriver. Peut-être ai-je pensé que je me trompais, ou ai-je laissé les choses se faire pour me prouver au contraire que j'avais raison...


Nous sommes arrivés à l'heure prévue. Je l'ai vu, sortant du bâtiment alors qu'elle se garait pratiquement devant ses pieds. Bien sûr, deux secondes après elle était à sa poursuite, avec la demi-douzaine de nettoyeurs qu'elle avait emmenée. J'ai suivi leur course des yeux, toujours de l'endroit même où nous étions arrivés. Je n'ai pas voulu les suivre, espérant secrètement que la chance ne tournerait pas deux fois.

Apparemment, mes intuitions, mes visions ne s'étaient pas trompées : il ne m'a pas fallu attendre cinq minutes pour la voir revenir, Jarod maîtrisé par une paire de menottes. Il m'a lancé un regard déçu et implorant, mais il était trop tard pour faire quelque chose. J'ai aussi reçu celui de la chasseuse, surpris et interrogateur. Mais, ce qui en ressortait surtout était de trouble et de la tristesse : je ne sais pas ce qu'il lui a dit, mais elle a refusé de monter dans la même voiture que lui.

Je me suis donc retrouvé avec elle, refusant moi aussi les discours accusateurs de Jarod. Elle est restée pensive durant tout le trajet, et n'a pas prononcé un mot. Et pourtant, ce ne devait pas être l'envie qui lui manquait de me questionner. Mais son esprit devait être concentré sur les paroles de son prisonnier, elle avait dans les yeux cette lueur bien connue qu'elle a quand il veut la faire réfléchir. En tout cas, elle avait l'air plutôt retournée.


C'est à l'aéroport que nous avons retrouvé Jarod. Il allait monter dans l'avion qui nous a ramené au Centre, quand il s'est approché de Mlle Parker qui, se tenant à l'écart, ne lui avait même pas accordé un regard.

"Tu sais, lui dit-il, je crois que nous aurions pu faire une belle histoire de nos vies. Dommage, ce ne sera pas la fin heureuse que nous espérions..."

Sur quoi il a été entraîné à l'intérieur. Quant à Mlle Parker, elle est restée immobile, le regardant entrer dans l'appareil sans vraiment le voir. Une larme a vu le jour au bord de son oeil, et le regard qu'elle m'a lancé était désespéré. Mais je ne pouvais la réconforter cette fois-ci. Nous avions tous deux fait notre choix, et l'on ne peut changer le passé, seulement le futur...


Le voyage de retour a été tendu, et Jarod n'a plus croisé Mlle Parker : elle l'évitait. A présent, il est quelque part dans une cellule du SL-22, méditant sûrement sur les deux défaites qu'il a essuyées aujourd'hui. Mlle Parker ne l'a plus revu, elle a refusé de passer le voir. Et je ne crois pas qu'elle le fera un jour...


La vie va certainement reprendre son cours normal maintenant, tout le monde en paraît convaincu. Même Jarod a l'air de penser qu'il est rentré pour de bon. J'attends maintenant d'observer les événements immédiats, car on ne retourne pas si facilement faire des simulations au Centre après tant d'années de liberté. Mlle Parker devrait retrouver la sienne prochainement, puisse-t-il aussi l'avoir un jour...
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MessageSujet: Re: Fanfic tP : Est-ce là notre destin ?   Ven 4 Mar - 17:54

Chapitre 3 : Journée du 15 Décembre 2006

Voilà plus de trois ans déjà qu'il est revenu. Trois ans, pendant lesquels j'ai vu défiler chaque moment avec cette étrange impression qui était entrée en moi ce 2 Mars 2003. Trois ans, pendant lesquels je l'ai vu sombrer de plus en plus dans l'obscurité et renoncer à la lumière. Trois ans, mais c'est aujourd'hui qu'il a été le plus étrange. Beaucoup trop docile pour être bien. Cela m'inquiète, surtout que je ne peux rien faire pour l'aider. Et tel que je le connais, il ne s'arrêtera pas là. Quand un homme comme Jarod perd espoir, il n'attend plus que la fin. Mais peut-être reste-il encore une étincelle dans la nuit où il se laisse entraîner...


Beaucoup de choses ont changé depuis ce funeste jour de sa "re-capture". Je fus de nouveau attaché à ses simulations, dont on a changé la numérotation. Elles se comptent maintenant selon l'année, et leur place dans l'année. Nous avons fini ce matin la simulation "Y3-70", c'est à dire la soixante-dixième simulation de la troisième année du retour de Jarod au Centre.

Mais notre ancienne équipe chargée de le rattraper est toujours au complet au Centre. Eclatée, mais toujours là. Ils ont trouvé un poste quelconque à Mlle Parker, ils n'ont pas voulu la laisser partir : M. Parker étant mort, ils ont considéré que leur contrat n'avait plus lieu d'être respecté selon ses souhaits. Alors ils l'ont tourné à leur avantage, lui promettant sûrement sa liberté une fois son actuel contrat rempli. Mais cela m'étonnerait qu'ils respectent les termes de leur arrangement.

Broots n'a pas bougé, il a encore son même poste d'informaticien ici. Il m'arrive de croiser l'un ou l'autre de temps en temps, mais ces rencontres sont rares, surtout avec cette dernière.

Pourtant, je n'ai pas été surpris quand je l'ai vue arriver cet après-midi. Je me trouvais dans mon bureau, à faire mon rapport sur les résultats concluants de la simulation Y3-70, quand tout à coup elle a toqué à la porte.

"Entrez !"

C'est ce qu'elle a fait. Mais, j'avais deviné, à entendre les trois petits coups secs frappés à la porte, que c'était elle. Ce sentiment que je connais bien et qui m'annonce une intuition ne m'avait encore une fois pas trahi. Je connaissais déjà cet air grave, ce regard méfiant qu'elle me lança en rentrant. Avec pourtant cette joie cachée aux fond des yeux.

"Mlle Parker… ai-je repris. Cela fait longtemps que je ne vous avais plus vue.
-Moi aussi Sydney, je suis heureuse de vous revoir"

Tout me semblait familier : ce ton froid à demi convaincant, cette distance qu'elle avait mise depuis ces trois dernières années avec tout le monde. Cette fragilité qui n'avait, bien que difficile à croire, fait que s'accroître. Cette inquiétude qu'elle essayait vainement de me cacher.

Je la voyais agir comme l'on regarde un film déjà connu par coeur. Elle s'est avancée et a pris une chaise face à moi. Elle avait des gestes précis, aussi froids qu'elle, et chacun de ses mouvements avait un but déterminé. Il en émanait une grâce tout à fait exceptionnelle, qui n'a pas perdu de sa magie malgré le fait que je revivais cette scène.

"Qu'est-ce que je peux faire pour vous ? dis-je pour briser le silence. Vous venez pour me parler de Jarod n'est-ce pas ?"

Elle m'a regardé, intriguée. J'avais de nouveau eu raison. Mais elle n'a pas tenté de me contredire. Elle savait que je savais, et de toute façon elle aurait fini par me l'avouer.

"Oui, Sydney, en effet. C'est de lui que je venais parler. Je voulais prendre de ses nouvelles.
-Jarod... va bien. Physiquement tout du moins.
-Et moralement ?"

Je lui ai expliqué le comportement étrange de Jarod. Ses regards perdus dans le vide, son inhabituelle docilité, ses silences la simulation terminée. J'avais l'impression de réciter un texte, à la manière un vieil acteur dont le jeu est passé depuis longtemps.

"Vous croyez qu'il prépare quelque chose ?
-Non, loin de là. Pour moi, il ne fait que renfermer son esprit dans un extérieur qu'il ne verra plus. Il perd l'espoir d'un jour sortir, et il se détruit lui-même en acceptant son sort.
-Vous pensez pouvoir le soigner ?
-Il lui faudrait redevenir libre pour être guéri.
-Et si je m'occupais de cette condition ?
-Vous voulez le faire évader...
-Non. Je veux nous faire évader."

Chacun de ces mots me parvenait, naturel. Il fallait qu'un jour elle prenne ce genre de décision. Dès qu'elle m'a parlé, la veille du jour où elle l'avait rattrapé, puis lorsque j'ai vu son regard quand elle l'a laissé se faire emmener dans l'avion, j'ai su qu'elle finirait par changer de camps. Il lui aura nécessité trois ans...

"J'ai besoin de votre aide Sydney.
-Sans aucune hésitation, je vous suis Mlle Parker."

Elle a été légèrement surprise de me voir accepter tout de suite, sans même savoir ce qu'elle comptait faire exactement. Mais je savais qu'il fallait que je l'aide, et que je commence le plus vite possible.

"J'ai juste une question à vous poser, ai-je repris. Pourquoi est-ce que vous êtes venue m'en parler ? C'est tout de même moi qui me charge de l'"éducation" de Jarod. Vous prenez d'énormes risques en venant me voir.
-La confiance Sydney. "La confiance peut te rendre libre...""

Je ne lui ai rien répondu. De la satisfaction est passée dans le regard qu'elle m'a envoyé pour me remercier. Une partie de sa crainte avait disparu, elle m'a semblé plus déterminée que jamais. Elle m'a alors envoyé un sourire fatigué.

"Je vous ai toujours fait confiance Sydney." a-t-elle continué.

Je repensais à ce qu'elle venait de me dire "La confiance peut te rendre libre". Mais elle en avait retirer la première partie : "La confiance peut te tuer." Il est étrange qu'elle ait utilisé cette maxime au sens contradictoire, alors que moi-même ressens une sensation plutôt pessimiste.

Elle n'a pas remarqué mon trouble, et a commencé à m'expliquer ce qu'elle comptait faire.
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MessageSujet: Re: Fanfic tP : Est-ce là notre destin ?   Ven 4 Mar - 17:55

Chapitre 4 : Journée du 24 Décembre 2006

Jusqu'à ce soir, tout s'était déroulé exactement comme je me l'imaginais. Elle avait tout organisé comme la première fois, avec Broots et Angelo. Nous avions décidé du même plan, avec les bouches d'aération nouvellement refaites. A chaque seconde qui passait, à chaque nouvelle visite de Mlle Parker, je devinais ce qu'elle allait m'annoncer, j'avais toujours cette impression de déjà-vu qui ne me quittait maintenant plus.

Bien sûr, elle était allée le voir. Tout ce qu'ils s'étaient dits, leurs regards et leurs gestes, je les pressentais, et à peine deux secondes après ils s'exécutaient. En fait, c'était cela qui me gênait : je ne savais ce qui devait se passer que quelques secondes, au plus quelques minutes à l'avance.

Ce qui m'inquiétait le plus, c'était ce sentiment incontrôlable de peur, cette sensation que les choses allaient mal se passer. Si seulement je savais exactement de quoi serait fait cette soirée, j'aurais pu mieux prévenir un éventuel malheur. Mais on ne m'avait pas donné cette chance.

Alors, j'ai décidé de faire cavalier seul. Si j'avais parlé de mes inquiétudes à Mlle Parker, elle aurait mis cela sur le compte de la tension : elle aussi était très stressée. Et si je lui avais expliqué ce que je comptais faire, elle m'en aurait empêché, en disant que cela ne méritait pas un tel déploiement.


Ce soir était enfin arrivé. Tous attendaient la fin de la journée avec une impatience et une anxiété qu'ils avaient du mal à contrôler, et moi aussi. Plus le jour avançait, et plus ce sentiment de malaise et de malheur m'envahissait. La simulation Y3-71 a lentement avancée, encore plus que d"habitude. Je n'avais vraiment pas la tête à ça. Et ma tension déteignait sur Jarod.

Et puis, 22 heures était arrivée. Je me suis retrouvé dans le bureau de Mlle Parker, à revoir une dernière fois notre itinéraire de sortie, à étudier minutieusement chaque détail, pendant que Broots mettait en place son système de contrôle de la surveillance informatique.

A 22 heures 45, nous avons quitté le bureau. Mlle Parker avait pris son 9mm, et j'étais aussi armé, doublement. J'avais d'une part un pistolet ordinaire, de l'autre le boîtier de commande des explosifs que j'avais cachés. J'avais mis assez de C4 pour que cette fois-ci ce serait tout le Centre qui parte en fumée. A cet instant, j'étais le seul à savoir cette partie de l'histoire. Et elle n'était pas prévue initialement, mes intuitions ne prenaient pas ce "détail" en compte.


Nous nous sommes dirigés vers l'ascenseur, pendant que Broots prenait la direction opposée. Nous avons envoyé l'appareil au SL-22, et la descente s'est passée dans le silence total : nous n'avions rien à dire que nous ne savions déjà, et je ne voulais pas ajouter à Mlle Parker une épaisseur à la tension déjà palpable.

L'ascenseur s'est arrêté, et bien sûr la porte ne s'est ouverte que sur le vide. Il n'y avait personne pour nous attendre dans le couloir qui se présentait à nous, on ne nous avait pas repérés. Mlle Parker a pris son téléphone, et appelé Broots qui devait être installé quelques étages plus haut.

"Oui ?
-Broots, c'est moi, nous venons d'arriver au sous-sol 22. Vous être en place ?
-C'est bon, je vous ai sur mon écran.
-Bien. Est-ce qu'on peut accéder à la cellule de Jarod ?
-Un nettoyeur en plus dans le deuxième couloir sur notre droite." ai-je répondu.

Mlle Parker m'a regardé, installant un silence de quelques secondes : Broots venait de lui dire exactement la même chose.

"Mlle Parker ? s'est inquiétée une voix dans le téléphone.
-Tout va bien Broots, a-t-elle répondu sans me quitter des yeux. Faites ce que vous avez à faire.
-Vous savez que…
-Je sais Broots ! Fermez-moi ces caméras.
-Bien. Bonne chance alors."

Elle a raccroché d'un geste sec trahissant une profonde nervosité. Elle voulait me parler, que je lui explique mon attitude qui ne faisait que la rendre plus anxieuse.

"Ecoutez-moi Sydney, a-t-elle repris, presque en colère. Je ne sais pas ce que vous avez, mais depuis les trois ans que Jarod est revenu, vous n'arrêtez pas d'avoir ces airs mystérieux, vous semblez toujours tout savoir, plus rien ne vous étonne. Vous me faites peur vous savez. Comment avez-vous su que Jarod était à Phoenix ce jour-là ? Comment saviez-vous que cette fois-ci j'allais vraiment le rattraper ? Comment saviez-vous il y a dix jours que je venais vous parler de Jarod ? Comment savez-vous aussi qu'il y a un nettoyeur de plus dans ce fichu couloir ?"

Elle s'est arrêtée, attendant une réponse. Elle semblait vraiment bouleversée, au bord de la crise de nerfs. Mais comment pouvais-je lui expliquer ? Il m'arrivait de me faire peur parfois, il était normal qu'elle ait cette réaction. Avec la tension accumulée ces derniers jours, elle commençait à être méfiante. Mais il ne fallait pas qu'elle craque, pas maintenant.

"Vous devriez vous calmer, lui ai-je conseillé. N'oubliez pas que nous devons d'abord sortir Jarod d'ici. Après, je vous jure que j'essayerai de vous expliquer."

Enfin, si on sortait d'ici. Mais elle a paru satisfaite de mon arrangement, et elle s'est un peu calmée. Puis nous nous sommes mis en route.


Nous avons évolué dans les couloirs, peut-être plus vite cette fois-ci. Mais aussi, nous avons réussi à assommer tous les nettoyeurs. Mlle Parker a été un peu sceptique quand je lui ai dit d'attendre, mais quand elle a vu le nettoyeur débarquer elle m'aurait plutôt remercié. Je crois que jusque là, nous devions notre survie au pouvoir des silencieux et à cette chance que j'avais de "deviner" les événements.

Nous avons donc fini par arriver face à ce couloir, au fond duquel nous attendait Jarod. Et bien sûr, là nous n'avons pas eu le choix : le nettoyeur qui le surveillait avait l'ordre strict de ne pas bouger. Alors Mlle Parker a débouché devant lui et avant qu'il ait pu réagir il se trouvait étendu à terre.

La détonation a longuement résonné dans mon esprit alors qu'un frisson me parcourait. Des flashes m'ont traversé la tête : des nettoyeurs, les bruits d'une fusillade. Et puis, ces corps qui tombaient à terre sans que je ne puisse rien faire pour les aider. Les visages des tueurs aussi, ce long couloir d'où ils étaient venus.


J'ai regardé Mlle Parker s'avancer vers le corps inerte et y prendre les clés de la cellule, comme pétrifié. Puis je me suis avancé vers elle, et avant qu'elle n'ait ouvert la porte qui libérerait Jarod, je lui ai dit ces quelques mots :

"Mlle Parker... Vous me faites toujours confiance n'est-ce pas ?
-Oui mais...
-Bien, alors occupez-vous de Jarod, il a besoin de vous. Il faut que je vous laisse, j'ai quelque chose de très important à faire.
-Maintenant ?
-Maintenant. C'est une question de vie ou de mort."

Je crois que je devais vraiment avoir une tête à faire peur, car elle m'a regardé avec une étrange impression dans les yeux. Elle avait l'air surprise, mais elle savait aussi que je ne plaisantais pas. J'avais trop de fois eu raison pour me tromper maintenant. J'espérais seulement que j'allais pouvoir changer ce futur.

Elle ne m'a pas répondu, mais m'a donné son accord d'un signe de tête.

"Merci, maintenant dépêchez-vous. Je vous retrouverai tout à l'heure."

Puis je me suis mis à courir à travers les couloirs : il fallait que je les trouve avant qu'ils ne tombent sur Mlle Parker et Jarod. Puis, la chance devant aider, j'ai fini par entendre des voix sur ma droite : les deux nettoyeurs qui n'étaient pas avec M. Lyle se trouvaient juste là, et semblaient prendre position.

D'ordinaire, je suis contre les armes à feu. Mais, je n'ai pas eu le temps de réfléchir : dans quelques secondes, ils seraient là et si je n'agissais pas, ils ne reverraient jamais le soleil qu'ils avaient tant chercher.

Une balle est partie, puis une deuxième. Les nettoyeurs n'ont même pas eu le temps de sortir leur arme que je les avais abattus. Bien, il ne restait plus que M. Lyle. Je me suis donc retourné. Déjà, ils étaient arrivés à ce fatal carrefour.


Je me rappelle encore de l'air étonné du frère de Mlle Parker quand, au lieu de ses deux molosses, il m'a vu arriver. Un air narquois est pourtant passé dans son regard, comme pour narguer sa propre défaite.

"Bonsoir Sydney, a-t-il dit. Je trouve que cette soirée est pleine de surprises, qu'en pensez-vous ?
-N'essayez pas cela avec moi M. Lyle, lui ai-je répondu, jetant un regard rassurant à Mlle Parker et Jarod, étonnés mais heureux de me voir ici. Vous devriez plutôt vous rendre compte que vous avez perdu cette fois-ci. A trois contre deux, le jeu est plutôt serré non ?
-Qui sait ? Pourquoi les méchants devraient-il toujours perdre ?
-Sydney a raison Lyle, a continué sa soeur. Dépose ton arme, et lui aussi, a-t-elle ainsi désigné le nettoyeur.
-Il y a toujours de l'espoir tu sais. Regarde, tu te retrouves bien dans le camps de ce cher Sydney et de son protégé.
-Je te préviens Lyle, ne me pousse pas.
-Oh mais, j'avais oublié combien il comptait pour toi. Ce serait dommage s'il devait perdre la vie dans ce sombre couloir...
-Une dernière fois, pose ton arme. Je n'aurais aucun scrupule à te tuer.
-Tu ferais ça ?"

Il s'est alors tourné vers Jarod. Mais avant qu'il ait pu faire quoi que ce soit, elle lui a envoyé une balle en plein coeur. Un coup sec, net et précis. Aucune chance de rater sa cible de si près.

"Je vous conseille de baisser cette arme si vous ne voulais pas finir comme lui." a-t-elle décrété sèchement au nettoyeur.

Il ne se l'ait pas fait répéter deux fois. Elle a alors pris son arme, après l'avoir assommer d'un coup de crosse sur la tête.

"Avec ça, il dormira pendant quelques temps. On y va maintenant.
-Allez-y lui ai-je dit. Partez et ne m'attendez pas.
-Sydney..., a commencé Jarod.
-J'ai des choses à faire, et seul. Dépêchez-vous de partir, il ne vous reste plus tellement de temps.
-Mais, et vous ?
-Laisse-le, l'a interrompu Mlle Parker d'un air grave. Il nous rejoindra plus tard s'il le veut. Mais pour l'instant, le mieux serait de le laisser et de faire ce qu'il dit. Fais-moi confiance, il ne fera rien qui puisse nous mettre en danger."

Il l'a regardée, et s'est soumis à sa volonté : si elle le disait, il devait la croire. Moi je l'ai remerciée d'un simple regard, puis je leur ai souhaité bonne chance.

Elle lui a pris la main, et elle l'a entraîné loin de cet endroit. J'ai alors regardé leurs ombres s'effacer lentement, pendant qu'ils partaient ensemble vers une nouvelle vie. J'avais réussi ma mission, il me restait juste une petite chose à régler pour que tout soit parfait...
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MessageSujet: Re: Fanfic tP : Est-ce là notre destin ?   Ven 4 Mar - 17:56

C'est bon, c'est la dernière partie !

PARTIE 4 : Et puis après...

Chapitre 1 : Nuit du 24 Décembre 2006

Je me rappelle l'avoir regardé, incrédule, lorsqu'il nous a dit de partir, de le laisser seul. Mais, j'avais appris ces derniers temps à ne rien lui demander. Il avait un comportement étrange, inquiet. Et puis aussi, il y avait ses étranges intuitions, dont j'ai eu le temps de vérifier le bon fondement. Donc, s'il nous disait de partir, c'est que nous devions partir.

Je n'ai eu le temps d'expliquer tout cela à Jarod. Je sais que j'ai été peut-être été un peu brusque avec lui, qu'il aurait voulu parler avec Sydney. Mais nous ne devions pas perdre une seconde : ils auraient pu débarquer à n'importe quel moment maintenant. Alors je l'ai empoigné, et nous avons laissé Sydney seul au milieu de ce couloir.

Jarod s'est laissé entraîné les quelques instants qui nous ont menés jusqu'à la bouche d'aération que nous devions emprunter. Je me suis dépêchée de l'ouvrir, remarquant au passage que je ne lui avais toujours pas lâché la main. Puis nous avons remonté les vingt-deux sous-sols, et traversé le conduit qui nous séparait de l'air libre. J'ai vu les yeux de Jarod s'allumer quand, après un temps qui m'a paru interminable, nous avons enfin aperçu le bout du tunnel.


Le conduit débouchait directement sur une plage de Blue Cove, mais dont la vue ne donnait heureusement pas sur le Centre. Je ne saurais expliquer le moment magique qu'a été celui où nous sommes sortis. Rien que le paysage qui s'offrait à nous était extraordinaire.

Devant nous se dessinait d'abord la mer, dont chaque vague qui s'échouait sur sa plage dorée semblait comme un espoir donné au monde qui se déployait ainsi sous nos yeux. Et, nuit de Noël oblige, la neige s'était rajoutée au tableau, recouvrant de son blanc manteau protecteur l'équilibre fragile formé cette nuit. J'ai remarqué à cet instant précis où je suis sortie à quel point le monde est beau quand on le regarde sans un voile sur les yeux. Quant à Jarod, s'est bien simple, il s'est silencieusement mis à pleurer de joie.

Mais, nous ne pouvions pas passer la nuit ici, avec le froid qu'il faisait. Surtout qu'il n'avait même pas de manteau. J'ai donc décidé, au bout de quelques instants, de briser le silence.

"Jarod ?"

Il s'est retourné, ses yeux sombres contrastant avec le paysage hivernal.

"Je crois que nous devrions y aller.
-Et Sydney ?
-Il s'en sortira : n'oublie que c'est lui-même qui nous a ordonné de partir."

Il a acquiescé, et je l'ai de nouveau guidé jusqu'au bord de la route un peu plus haut. Là, sous une fine couche de neige, nous avons retrouvé la voiture que j'avais laissée un peu auparavant. Nous l'avons déblayée, puis elle nous a emportés loin de là, tournant le dos à l'imposant bâtiment qui nous avait retenus prisonniers pendant tellement de temps.


Nous avons fini par trouver, par chance ou par bienveillance du destin, un hôtel ouvert et pas encore complet (qui en effet ne reste pas fêter Noël en famille ?). La chambre ne disposait que d'un lit double, mais il y avait un canapé dans la pièce conjointe. Jarod voulait me laisser le lit, mais j'ai refusé.

"Je n'ai pas passé mes trois dernières années dans une cellule du Centre dont la fiabilité du lit est encore a vérifier.
-Bien. Mais si vraiment cela te gênes, il y a toujours assez de place pour deux. Tu ne me dérangerais pas.
-Je te remercie, le canapé ira très bien."

Il n'a plus insisté. Nous nous sommes dits bonne nuit, et il est allé se coucher sans ajouter un mot. Cinq minutes plus tard, il dormait.


Je n'ai pas eu autant de chance que lui. J'avais beau me tourner et me retourner, je n'arrivais pas à trouver le sommeil. Les images de cette soirée me revenaient sans cesse, je ne pouvais les ôter de mon esprit.

En plus, je commençais à avoir froid. Pas le froid causé par un manque de chaleur, mais celui du vide, le froid qui vous envahit quand vous êtes seuls. Et pour l'instant, j'étais seule dans ce monde qui m'était encore inconnu. N'y tenant plus, j'ai fini par me relever.


La neige avait cessé de tomber, et la lune éclairait à présent la chambre d'une faible lueur. Etendu sur le lit, Jarod dormait, du sommeil d'un homme qui n'a pas connu le calme depuis longtemps. Je ne pus m'empêcher de remarquer qu'il avait pris la moitié du lit, laissant l'autre moitié vide, comme s'il attendait quelqu'un. On aurait dit une invitation, à laquelle il ne manquerait plus que mon accord.

Je me suis approchée et, doucement, j'ai relevé les draps du côté inoccupé. Puis, réfléchissant que de toute façon il était trop tard pour reculer, je me suis étendue à ses côtés, lui offrant mon dos pour seule vue.

Mes quelques gestes l'ont réveillé. Il s'est approché de moi et, passant son bras autour du mien, m'a murmuré ces quelques mots :

"Tu devrais arrêter de penser à ça, et essayer de dormir. Tu auras tout le temps de réfléchir demain."

Je n'ai même pas essayé de le repousser : je crois que nous avions autant besoin l'un que l'autre d'un peu de chaleur humaine. Il a alors posé sa tête contre la mienne, et je pouvais jusqu'à sentir son souffle dans mon cou. Ainsi entourée, protégée, j'ai fermé les yeux et me suis endormie.
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MessageSujet: Re: Fanfic tP : Est-ce là notre destin ?   Ven 4 Mar - 17:56

Chapitre 2 : Matin du 25 Décembre 2006

Quand je me suis réveillée, la première chose que j'ai vue a été la neige qui avait recommencé à tomber. L'extérieur était d'un blanc immaculé, tout le paysage respirait le calme de la journée qui s'annonçait. Mais, bien vite, cette sensation de froid est revenue; Jarod avait ôté son bras du mien, il était même sorti du lit.

Je suis restée deux ou trois minutes de plus sous les couvertures puis, observant que ce lit resterait résolument froid, j'ai fini par me lever et partir à la recherche de mon évadé. Mais, je me suis vite rendue compte que je me trouvais seule : Jarod était parti, envolé, encore une fois. Finalement, il avait repris ces anciennes habitudes de s'en aller et de ne laisser aucune trace. Un sentiment d'amertume m'a envahi. J'étais même en colère de voir qu'il m'ait laissée seule, sans un merci, après ce que je venais de faire pour lui.

S'énerver et tourner en rond dans la chambre n'aurait servi à rien, je suis donc aller prendre une bonne douche. L'eau chaude m'a aidée à faire un peu le clair dans mon esprit, je commençais à m'inquiéter de la suite des événements. Le Centre avait déjà dû se mettre à notre poursuite, il allait maintenant falloir leur échapper.

Quand je suis sortie de la salle de bain, une surprise m'attendait : Jarod était là, assis sur le canapé. Il semblait m'attendre, comme si cette attitude était tout à fait naturelle. De vous à moi, je n'aurais jamais cru qu'il serait revenu. Mais en fait il n'était pas parti, il était juste allé profiter de l'air du matin. Et, le voir n'a pas été ma seule surprise ce matin là.


M'entendant sortir, il s'est retourné vers moi. Son regard avait une étrange expression, rayon d'un soleil brillant au plus profond de son coeur. Pourtant, il m'a semblé voir une ombre légère ternir sa gaieté naissante.

"Bonjour." ai-je simplement dit.

Il m'a répondu de la même façon, et le silence s'est installé. Il semblait vouloir me dire quelque chose, et réfléchir au meilleur moyen de l'introduire. Moi je l'attendais, ne sachant que lui dire de plus.

"Tu as entendu les informations ?" m'a-t-il finalement demandé.

Quelle question étrange... Je lui ai répondu que non, que je n'y avais même pas pensé, et lui ai demandé en retour pourquoi il me questionnait à ce sujet. De nouveau, il s'est tu quelques instants.

"Le Centre n'existe plus." m'a-t-il annoncé.

Quoi ?!! Est-ce qu'il rigolait ?

"Non. Toute l'actualité locale en fait ses gros titres. Apparemment, il y a eu une énorme explosion, tout est parti en fumée."

Comment ai-je réagi ? Je ne sais plus très bien exactement. De la surprise bien sûr, puis un poids énorme s'est envolé alors qu'une grande joie le remplaçait. Je crois que j'ai même souri. Mais, en croisant de nouveau le regard de Jarod, j'ai compris ce qui l'inquiétait.

Et Sydney ? Il était là-bas cette nuit. Nous ne savions même pas s'il avait pu sortir. Ou alors, c'était lui qui était à l'origine de cette destruction, il avait parlé de "choses à faire, seul". Etait-ce ce dont il voulait parler ?

"Ils... ils ont parlé de... s'il y avait eu des morts ?
-Pour l'instant, ils n'ont pas encore identifié les corps.
-Et, qu'est-ce qui a causé l'explosion ?
-Des explosifs placés au niveau des fondations."

Je suis restée silencieuse. Nous savions tous les deux ce que nous craignions, mais n'osions en parler clairement. Je me suis approchée du fauteuil, et me suis assise aux côtés de Jarod.

"Tu sais, ai-je enfin fait, je ne crois pas que nous devons nous inquiéter. Je suis sûre qu'il a pris toutes les précautions nécessaires.
-Alors, tu crois aussi que c'est Sydney qui a fait cela ?
-Qui d'autre ? Ils n'allaient pas se détruire eux-mêmes, malgré la fuite de leur meilleur caméléon..."

Je lui ai souri, et un instant il a semblé être rassuré.

"Et si... il avait décidé d'en finir, a-t-il demandé. Il semblait très inquiet, et ces trois ans je l'ai trouvé très préoccupé.
-Je ne sais pas. Il avait vraiment une attitude bizarre depuis que tu étais revenu. Même, juste avant. Le jour où... tu es revenu, il a commencé à avoir de curieuses intuitions. Il savait que tu étais à Phoenix, alors qu'il n'avait eu aucun moyen de le savoir. Et il savait aussi que j'allais t'avoir. A partir de ce jour, il n'a pas arrêté. Il semblait toujours tout savoir à l'avance ce qui allait se passer. Encore ce soir, il m'a indiqué un nettoyeur qui ne devait pas du tout être là, mais qui avait subitement décidé de changer son tour. Et il avait raison."

Jarod est resté pensif. Il réfléchissait à ce que je venais de lui dire.

"J'ai du mal à voir Sydney en devin, a-t-il repris.
-Moi aussi. Et pourtant, c'est ce qui s'est passé. Il nous a tout de même sauvé la vie...
-Il n'aurait jamais pu le faire si tu n'avais pas pris l'initiative de nous sortir de là. Sans cela, nous serions encore à traîner nos pieds dans un lieu que nous savons tous les deux ne pas nous être réservé."

Je ne lui ai rien répondu. Je sentais ses prochaines paroles arriver, et je n'ai pas eu de mauvaises intuitions. Il a continué.

"Tu n'as pas répondu à ma question. Pourquoi donc avoir fait cela pour moi ? J'aurais compris si tu étais partie seule. Tu as pris d'énorme risques..."

Voilà, il fallait bien qu'un jour on en vienne à ce sujet. Alors autant arrêter de se voiler la face. Les barrières pouvaient tomber, le Centre n'existait plus.

"Tu te rappelles ce jour où je t'ai rattrapé ?"

Il a hoché la tête en signe d'acquiescement.

"Tu te rappelles aussi ce que tu m'as dit ?"

Nouveau signe de tête.

""Je t'aime et tu le sais. Tu le sais car tu m'aimes tout autant. Mais il est trop tard maintenant, tu aurais dû prendre le tournant pendant qu'il en était encore temps."
Tes mots ont longtemps résonné dans mon esprit. Je les ai repoussés d'abord, il était impossible que je croie de telles paroles. Mais les jours, les mois ont passé, et plus ils passaient plus je sentais que je ratais quelque chose, que je n'étais pas à ma place.
-Et maintenant ?
-Maintenant ?
-Qu'est-ce que tu en penses, maintenant que tu n'es plus là-bas ?"

Il s'amusait avec moi, il savait bien ce que je pensais. Il voulait juste que m'entendre le dire, et que je m’entende moi-même.

"Maintenant, je crois que... je n'ai rien à regretter. J'ai ce que je voulais, je suis sortie et en prime le Centre n'existe même plus.
-Alors je peux ?
-Tu peux quoi ?
-C'est Noël aujourd'hui. Et, à Noël, les gens ont l'habitude de se donner des cadeaux. J'aimerais t'en offrir un.
-Mais... je n'ai rien je...
-Toi, tu m'as donné un cadeau que je n'ai jamais réussi à retrouver chez les autres. Peut-être parce que tu es la seule à pouvoir me le donner...
-De quoi est-ce que tu parles ?"

Il n'a rien répondu. Il m'a regardée, les yeux étrangement brillants, et a passé ses doigts dans mes cheveux. Puis il a pris mon visage dans ses mains, et m'a doucement embrassée.
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MessageSujet: Re: Fanfic tP : Est-ce là notre destin ?   Ven 4 Mar - 17:57

Chapitre 3 : Journées et années qui ont suivi

Toute cette histoire me paraît loin, et pourtant en même temps tellement proche... Les choses sont passées très vite depuis ce jour, et aucune ombre n'a osé venir obscurcir notre nouveau bonheur.


En fouillant les décombres du Centre, les enquêteurs ont trouvé les salles étranges qu'il renfermait, et mis à jour toutes les atrocités dont il avait été l'auteur. Ils sont ainsi remontés jusqu'au Triumvirat et leur base en Afrique, dont ils ont rapidement cessé toutes les activités.


La voie était libre, nous n'avions plus personne pour nous barrer la route. Jarod a rapidement retrouvé sa famille, qu'il a enfin pu commencer à connaître. Nous avons aussi pu lui rétablir son identité, il est redevenu quelqu'un dans la société. Et il a enfin de vrais papiers.

Il a donc décidé de rentrer dans la police, et n'a pas tardé à s'élever dans les échelons du poste de Dover. Ainsi il peut continuer à sauver des vies, sans pour autant s'interdire de temps en temps de passer aider le légiste, le psychiatre ou même l'avocat. Tout le monde le connaît, et personne ne fait d'objection quand il vient apporter ses lumières.

J'ai bien sûr continué à vivre dans la maison de maman. Au début, Jarod était venu s'installé quelques temps, en attendant d'avoir une situation stable et de pouvoir se trouver son propre chez-soi. Mais finalement il n'est jamais plus reparti.


Les autres employés du Centre ?
M. Raines (mon père en l'occurrence), a préféré se suicider plutôt que de voir son entreprise s'effondrer.
Les membres du Triumvirat ont disparu, et ils n'ont plus fait parler d'eux. Et on ne les a jamais retrouvés.
Broots était sorti avant l'explosion, et il a trouvé un bon poste. Lui et Debbie ne manquent jamais de rien.
Tous les autres ont été replacés. Personnellement, je suis rentrée dans le même secteur que Jarod. Poursuivre les autres a toujours été une vocation.


Notre premier enfant a vu le jour en Février 2008, c'était une fille. Et l'année d'après, son petit frère est venu compléter notre famille au mois de Mai. Nous avons aussi pris Angelo sous notre tutelle, les psychiatres nous ont autorisé à nous en occuper. Et il a fait d'énormes progrès depuis.


Alors voilà, notre petite vie continue de passer chaque jour, et à aucun moment nous n'avons eu l'occasion de regretter l'ancienne. Peut-être juste le fait d'avoir ouvert les yeux si tard... Mais, nous avons eu l'occasion de rattraper le temps perdu. Et j'espère que tout va aussi bien continuer pendant encore longtemps.


Sydney ? Depuis les six ans que nous vivons ainsi, nous ne l'avons jamais revu...




FIN


Je sais, elle était longue et un peu tordue, j'espère qu'elle vous a quand même plue.
Spécialement dédicacée à Plume, dont je regrette les discours philosophiques et les théories. J'espère que ça rempli un peu ton site ?
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MessageSujet: Re: Fanfic tP : Est-ce là notre destin ?   Mer 9 Mar - 16:01

Ayé, j'ai pris le temps de relire cette fic. Je l'adore, je l'adorais déjà et je l'adore encore... elle est tout à fait étonnante, du point de vue de la construction, et toujours aussi bien écrite. Et puis, c'est le caméléon alors, ya pas de quoi se plaindre ! Laughing bravo TC33, et merci pour le site, mais surtout pour moi, parce que j'aime énormément cette fic et la théorie sur laquelle elle se construit.

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MessageSujet: Re: Fanfic tP : Est-ce là notre destin ?   Mer 9 Mar - 16:19

Ben, c'est grace à toi qu'elle est née alors...
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MessageSujet: Re: Fanfic tP : Est-ce là notre destin ?   Mer 9 Mar - 16:25

ah tiens... Rolling Eyes vraiment, tu crois ?

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MessageSujet: Re: Fanfic tP : Est-ce là notre destin ?   Mer 9 Mar - 16:32

IL me semble... Laughing
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MessageSujet: Re: Fanfic tP : Est-ce là notre destin ?   

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