AccueilAccueil  PortailPortail  FAQFAQ  RechercherRechercher  S'enregistrerS'enregistrer  MembresMembres  GroupesGroupes  ConnexionConnexion  

Partagez | 
 

 A la recherche de Murasakiiro Na Kesshô

Aller en bas 
AuteurMessage
Riza
nouvelle
nouvelle
avatar

Nombre de messages : 386
Localisation : Saint-Laurent du Var (juste à côté de Nice, une ville paumée)
Date d'inscription : 20/03/2005

MessageSujet: A la recherche de Murasakiiro Na Kesshô   Sam 16 Juil - 14:48

Tout d'abord un petit tour du côté des différents noms de personnages, de lieux et objets...


PERSONNAGES
Asuka : ça ne veut rien dire, c'est juste le nom d'un personnage dans un jeu vidéo
Kiyosa : déjà utilisé dans une précédente nouvelle, ça veut dire "pureté"
Shiroi Kokuô : le roi blanc
Yamai : maladie
Atama : tête, chef
Supai : espion
Kandakai Me : yeux perçants
Chisei Na Kitsune : renard intelligent
Shôjiki : droiture
Keigan : clairvoyance
Zenryô : bonté
Chikara : force
Yowai Hitohira : pétale fragile
Ikenie : sacrifice
Reikoku : méchanceté

Il va sûrement y en avoir d'autres, je modifierai la liste au fur et à mesure...

LIEUX
Yuki No Kûni : pays de la neige
Hi No Kûni : pays du feu
Chie No Kûni : pays de la sagesse
Akarui Machie: ville radieuse
Ookii Môka No Machi : ville du grand brasier
Shizuka Na Rei No Mura : village des âmes tranquilles (ou calmes)


OBJETS
Murasakiiro Na Kesshô : cristal violet


Une note de civilisation : les Kamis sont les dieux locaux au Japon. On les vénèrent dans des sancturaires...


J'avoue que là j'ai fait un peu long pour les noms....
C'est parti pour le début...


Dernière édition par le Dim 24 Juil - 12:33, édité 2 fois
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://riza03.skyblog.com
Riza
nouvelle
nouvelle
avatar

Nombre de messages : 386
Localisation : Saint-Laurent du Var (juste à côté de Nice, une ville paumée)
Date d'inscription : 20/03/2005

MessageSujet: Re: A la recherche de Murasakiiro Na Kesshô   Sam 16 Juil - 14:49

A LA RECHERCHE DE MURASAKIIRO NA KESSHÔ


Le jeune samouraï montait à toute vitesse les marches du palais de son seigneur, bousculant les dignitaires sans s’excuser. Il enleva ses chaussures sans les ranger correctement à l’entrée puis continua sa course effrénée à travers les couloirs. Seuls les domestiques purent saisir à son passage un léger sourire, une trace d’excitation, sur le visage d’Asuka, d’habitude si calme. Le jeune homme déboula dans une salle où des portes paroles attendaient patiemment leur tour pour adresser leurs doléances au seigneur des lieux, Yowai Hitohira. Sans prêter attention aux regards outrés par sa tenue, indigne d’être portée devant le seigneur, (Asuka portait sa tenue ville pleine de poussière), qui le visaient, le jeune homme bouscula un paysan âgé qui se levait à l’annonce de son nom par un conseiller du seigneur et entra dans le salon où ce dernier recevait. Assis sur un coussin pourpre, Yowai Hitohira leva la tête de surprise, interrompant sa discussion avec l’un de ses conseillers, en voyant Asuka entrer précipitamment.
- Asuka ? dit-il de sa voix calme comme la douce chute d’un pétale de cerisier sur le sol.
Le samouraï s’agenouilla, s’aplatit sur le sol pour saluer et répondit, le nez collé au sol.
- Je sui désolé seigneur de venir ici sans être attendu, mais il s’agit d’une affaire importante. Bien sûr, ce sera un honneur de laisser les citoyens s’exprimer un premier et d’attendre mon tour.
Le seigneur avait environ quarante ans et il avait vu Asuka grandir et devenir un samouraï au grand courage, au grand calme et à la grande maturité malgré son jeune âge. Aussi fut-il surpris par le ton de la voix d’Asuka. Habituellement, celle-ci chantait comme le doux vent qui soufflait sur la capitale de son territoire, Yuki No Kûni, qui se nommait Akarui Machi. Mais à ce moment-là, elle ressemblait aux vents qui soufflaient de la mer sur les falaises pendant les tempêtes, impatients d’atteindre l’intérieur des terres.
- Parle.
- Je reviens des portes de la ville où Kashika Kitsune, le chef des rônins que nous avions engagés, m’a fait son rapport sur les recherches…
- Et que t’a-t-il dit ?
Asuka parla lentement, distillant ses mots, les savourant.
- Dans un petit village situé dans de pays de Chie No Kûni, ils ont vu une jeune fille qui pourrait vous « intéresser »…
Une flamme s’alluma dans les yeux du seigneur. Il ordonna aux personnes présentes dans la pièce de sortir et fit fermer portes et fenêtres pour qu’ils ne soient entendus de personne. Les hauts dignitaires du pays savaient que leur seigneur était à la recherche d’une femme et les rumeurs disaient qu’il voulait se remarier, des années après la mort de première épouse et l’enlèvement de sa fille qui avait disparu à jamais, mais elles étaient bien loin de la véritable quête de Yowai Hitohira. Il attendit quelques instants et fit signe à Asuka de s’approcher. Le jeune homme vint s’agenouiller devant son seigneur.
- Qui pourrait « m’intéresser » ? demanda le souverain, intrigué.
- Oui seigneur. Ils l’ont vue dans le village de Shizuka Na Rei No Mura… Et elle porterait le cristal à son cou.
- Elle avait Murasakiiro Na Kesshô ? dit le seigneur. Elle avait Murasakiiro Na Kesshô ! répéta-t-il sur un ton nettement différent.
Il ne laissa pas la joie le submerger, elle n’était pas encore devant lui, et redevint calme.
- Quels sont vos désirs, seigneur ? demanda Asuka.
- Prends quelques hommes et ramène-la moi. Mais choisis des hommes de confiance.
- Que l’inquiétude soit loin de votre esprit, seigneur, quelques rônins sont restés pour la protéger discrètement. De plus, vous avez que ce serons mes compagnons d’armes qui m’accompagneront.
Yowai Hitohira se rasséréna et fit un geste de la main.
- Alors va, Asuka.
Le samouraï salua et quitta la pièce. Il passa devant les hommes dont il avait pris le tour et alla se rechausser. Le signer Yowai Hitohira demanda à l’un de ses domestiques d’ajourner les rendez-vous suivants. Puis il se leva et se rendit dans le jardin accolé à la pièce. Il observa les fleurs qui commençaient à sortir en ce début de printemps, en respira les douces odeurs et laissa ses yeux s’emplir de la lumière du soleil reflétée par les toits de la capitale, son esprit se remémorant de douloureux souvenirs. Il avait eu la rare chance de trouver une femme douce, généreuse, calme et patiente et de l’avoir épousée. Quelques années plus tard, naquit une petite fille aussi pure que la neige au sommet des montagnes inaccessibles qu’ils nommèrent Kiyosa. Alors qu’elle était âgée de cinq ans, Yowai Hitohira participa à une guerre qui l’opposait à Chisei Kitsune, seigneur de Hi No Kûni, renversé plus tard par Shiroi Kokuô. Malheureusement, le seigneur d’Asuka perdit la guerre et son adversaire prit comme unique butin le nouvel astre qui éclairait sa vie depuis si peu de temps. Kiyosa fut emportée loin de la tranquillité d’Akarui Machi. Le seigneur fut très affecté par cette disparition mais ce fut sa compagne qui en paya le prix. Accablée par la tristesse, elle ne tarda pas s’endormir pour l’éternité dans les bras de son mari. Depuis ce jour, Yowai Hitohira avait discrètement engagé à la suite différents samouraïs pour mener des recherches qui payaient aujourd’hui. Et Asuka l’avait retrouvée grâce au pendentif exceptionnel qu’il avait donné à sa fille à sa naissance.
Asuka avait descendu les marches du palis et allait dans les rues de la capitale de Yuki No Kûni à la recherche des quatre hommes avec qui il avait combattu plusieurs fois et en qui il avait une grande confiance. Tandis qu’il marchait, il repensait à ces deux ans de recherches, ces deux ans durant lesquelles il avait parcouru les grandes villes de tous les pays qu’il connaissait à la quête d’information à propos d’une jeune fille qui portait un étrange pendentif, un cristal violet pâle avec de la neige tombant à l’infini à l’intérieur, sons résultats. Il en était même venu à demander à son seigneur d’engager des rônins, ces samouraïs sans maître, pour l’aider dans sa tâche. Et aujourd’hui, les Kamis avaient accédé à ses nombreuses prières en lui dévoilant le lieu où la fille de Yowai Hitohira était retenue. Il s’enfonça plus profondément dans la ville.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://riza03.skyblog.com
TC33
trilogie
trilogie
avatar

Nombre de messages : 828
Age : 31
Localisation : Vence
Date d'inscription : 22/02/2005

MessageSujet: Re: A la recherche de Murasakiiro Na Kesshô   Mar 19 Juil - 10:58

Ecoute Riza, c'est totalement magnifique, je sais pas où tu va chercher toutes ses phrases mais j'adore !

'sa voix calme comme la douce chute d’un pétale de cerisier sur le sol.'
'elle ressemblait aux vents qui soufflaient de la mer sur les falaises pendant les tempêtes, impatients d’atteindre l’intérieur des terres.'
'un cristal violet pâle avec de la neige tombant à l’infini à l’intérieur'

.. mes trois images préférées ; époustouflant !
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://tc333.canalblog.com
Riza
nouvelle
nouvelle
avatar

Nombre de messages : 386
Localisation : Saint-Laurent du Var (juste à côté de Nice, une ville paumée)
Date d'inscription : 20/03/2005

MessageSujet: Re: A la recherche de Murasakiiro Na Kesshô   Mar 19 Juil - 11:02

Merci miss!

La suite est à la suite (petit jeu de mot, nul).
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://riza03.skyblog.com
Riza
nouvelle
nouvelle
avatar

Nombre de messages : 386
Localisation : Saint-Laurent du Var (juste à côté de Nice, une ville paumée)
Date d'inscription : 20/03/2005

MessageSujet: Re: A la recherche de Murasakiiro Na Kesshô   Mar 19 Juil - 11:23

Pendant que Yowai Hitohira s’entretenait avec Asuka dans son palais de Akarui Machi, dans le palais de la capitale du pays voisin nommée Ookii Môka No Machi, la ville du grand brasier, à cause du gigantesque incendie provoqué lors du renversement de Chisei Na Kitsune par le seigneur actuel, Shiroi Kokuô, un homme vêtu de marron avec un katana à son côté était agenouillé, la tête baissée devant le souverain. Il était arrivé quelques heures plus tôt pour faire son rapport à son maître.
- Mon seigneur, nous avons retrouvé la fille de Yowai Hitohira.
- Tu as fait de l’excellent travail, Atama, dit le seigneur d’une voix aussi blanche que ses cheveux.
Ces cheveux d’un rare blanc, ce regard gris comme le métal des katanas et tout aussi affûté et la dureté de ses mains qui avaient connues le meurtre appartenaient à un homme qui avait rêvé d’être au pouvoir depuis sa jeunesse. Au départ, il était mécontent des actes de son seigneur et voulait ramener la sérénité et le bonheur dans le cœur de ses concitoyens. Son charisme l’aidant, il avait grimpé les échelons s’était fait un groupe de fidèles et d’amis au sein des puissances politiques et militaires du pays. Il avait combattu durant la guerre contre Yowai Hitohira et avait vu la fille du vaincu emportée en otage. Le seigneur l’avait envoyée dans un petit village isolé de Hi No Kûni, loin des regards, puis elle avait été ballottée de village en village pour éviter qu’on ne la retrouve. Et depuis ce jour, plus personne n’avait entendu parlé de la jeune enfant au pendentif envoûtant, car le prédécesseur de Shiroi Kokuô ne faisait pas tenir à jour les registres qui pouvaient s’avérer utiles dans le futur. Shiroi Kokuô avait été intrigué par ce pendentif et revoyait parfois dans ses rêves la neige y tomber encore et encore, sans s’amonceler, au cœur du cristal violet. Puis il succomba à la tentation du pouvoir et organisa le renversement de Chisei Na Kitsune. Le jeune homme aux ambitions justes se transforma vite, happé par le pouvoir, en un seigneur de guerre qui laissait juste assez de biens à la population pour qu’elle puisse survivre, le vénérer et adorer les Kamis. Ce en fut que des années plus tard, en feuilletant de vieux parchemins, qu’il lut le récit d’un témoin de l’exil de la fille de Yowai Hitohira. Et l’accompagnant, l’homme avait rédigé quelques notes à propos d’un cristal au pouvoir non négligeable, qui, selon l’auteur, permettait de lier en une osmose parfaite le côté bon du guerrier qui le portait à son cou, avec son côté sombre, barbare. Grâce à cette osmose, le guerrier possédait une clairvoyance totale pendant le combat, ce qui était un grand atout. Shiroi Kokuô avait ainsi engagé certains samouraïs pour retrouver le cristal et sa propriétaire pour faire pression sur le seigneur de Yuki No Kûni et acquérir ce grand pouvoir, tandis que toutes les nuits, il se voyait écrasant les pays voisins qui refusaient de plier devant lui. Mais il n’y avait plus aucune trace de la jeune fille et la tâche s’était avérée difficile pour la retrouver.
Il regarda le chef du petit groupe de cinq homes qui avait retrouvé la princesse de Yuki No Kûni, et, notant l’air quelque peu préoccupé d’Atama, il demanda :
- Quelque chose ne va pas ?
- Il va peut-être y avoir des complication, répondit Atama, la tête toujours baissée.
- De quel ordre ?
- Avant de venir vous prévenir, Supai m’a informé qu’il lui semblait avoir repéré des hommes, probablement des rônins, qui surveillaient eux aussi la jeune fille. Ils ne semblent pas nous avoir vu.
Le seigneur resta calme.
- Il ne faut pas précipiter les évènements. Laissez-les emmener la fille et combattre les villageois, car ces derniers ne la laisseront pas partir facilement, ils l’ont juré. Vous pourrez attaquer quand ils seront isolés.
- C’est une tactique tout à fait réfléchie et appropriée, seigneur, et je m’en vais la mettre en application.
Atama salua et quitta le palais. Dans la cour, il monta sur son cheval, reposé du voyage, et partit en direction de Chie No Kûni.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://riza03.skyblog.com
Riza
nouvelle
nouvelle
avatar

Nombre de messages : 386
Localisation : Saint-Laurent du Var (juste à côté de Nice, une ville paumée)
Date d'inscription : 20/03/2005

MessageSujet: Re: A la recherche de Murasakiiro Na Kesshô   Sam 23 Juil - 16:35

La suite...




- Tu vas nous expliquer ? demanda Zenryô qui dirigeait la voiture tirée par deux chevaux.
- Oui, c’est vrai, renchérit Shôjiki qui montait un cheval blanc et marron.
Asuka avait trouvé ses amis dans la salle d’entraînement et dans le jardin du dojo, soit en train de perfectionner leur art du combat, soit méditant devant la nature. Sans leur en avoir donné la raison, il leur avait fait plier bagage et quitter la capitale. Et depuis qu’ils avaient quitté la ville, les compagnons d’Asuka le harcelaient de question sur la raison de ce départ forcé. Le jeune samouraï vérifia qu’ils étaient seuls sur la route avant de la leur dévoiler. Il ne fut pas surpris de voir Shôjiki, Ikenie, Keigan, Zenryô et Chikara confirmer ses attentes en se disant prêts et fiers d’avoir été choisis.
Le voyage jusqu’à la frontière avec Chie No Kûni dura plusieurs jours. La nuit, ils s’arrêtaient se reposer dans des villages quand ils le pouvaient, ou dormaient à la belle étoile. A la frontière, l’un des rônins les rejoignit pour les guider jusqu’à Shizuka Na Rei No Mura. A une distance respectable du village, il les laissant pour rejoindre son groupe et partir vars un nouveau contrat. Quant au groupe d’Asuka, il avait décidé de se faire passer pour des voyageurs demandant l’hospitalité pour quelques jours.
- Pourquoi as-tu engagé des rônins ? demanda Keigan tandis qu’ils s’approchaient au pas du village. Nous aurions pu faire ce travail !
- Je le sais bien, répondit Asuka, mais au moment où j’avais une très faible piste, vous étiez tous occupés ailleurs. Et j’avais besoin d’hommes discrets, ne le prenez pas mal.
Ils furent accueillit par les villageois qui acceptèrent volontiers de les héberger. Pour justifier la présence de la voiture équestre, ils inventèrent une histoire selon laquelle ils partaient chercher une dame dans un village éloigné. Asuka et ses compagnons décidèrent de rester trois jours, le temps de préparer le voyage sans éveiller les soupçons.
Le premier jour, alors que les samouraïs se reposaient, Asuka partit à la découverte du village. En se promenant dans une petite ruelle, il passa devant le mur blanc de l’enceinte d’une demeure. Il s’arrêta devant l’entrée et fut étonné de constater qu’elle était entrouverte. Il jeta un coup d’œil dans la cour. La maison à deux étages était de la même couleur que le mur et la cour vide. La terre du sol n’avait aucune trace de sabots ou de pas et Asuka se sentit empli de sérénité. Intrigué, il entra en souillant la terre de ses pas et erra quelques instants dans différents pièves avant d’arriver dans le jardin d’inspiration zen. Au milieu du sable régulièrement strié par le râteau, des rochers et quelques arbres venaient achever le décor. Le jeune homme s’assit sur le parquet de la terrasse pour observer le paysage. Le léger son d’un râteau résonnait dans l’air et le samouraï découvrit dans un coin l’auteur de ce bruit de fond : une silhouette féminine vêtue d’un kimono violet avec des fleurs rose pâle brodées lui tournait le dos, occupée à tracer dans le sabre les lignes de la sagesse. La silhouette était aussi frêle qu’un roseau, mais Asuka savait que le roseau pliait sous la tempête mais qu’il ne cassait jamais. La silhouette arrêta ses mouvements, sentant une présence inhabituelle dans ce jardin et lentement se retourna vers la maison pour poser ses yeux d’une couleur proche du violet sur le samouraï. Les yeux d’Asuka notèrent tout de suite le pendentif de la jeune fille. Un cristal violet avec de la neige tombant à l’intérieur, il n’y avait plus de doute, il avait atteint son but.
Les premières paroles ne se firent pas grâce aux mots mais par les yeux, la jeune fille prenant conscience qu’elle pouvait faire confiance au jeune intrus, lui fasciné, absorbé par ce regard, envahit d’un sentiment étrange. Après quelques instants de silence un peu gêné, ils finirent par se parler. Asuka apprit ainsi le nom de la fille de Yowai Hitohira, Kiyosa, mais décida de ne pas lui révéler immédiatement la véritable raison de son voyage et lui raconta la même histoire qu’aux villageois. Kiyosa, tout comme Asuka, se dévoila à peine, racontant simplement qu’elle était née dans une ville qu’elle ne connaissait pas, dans un pays lointain, et que depuis sa petite enfance elle avait vécu dans différents villages. Asuka ne rejoignit ses amis dans la chambre où ils étaient logés qu’à la nuit tombée. Bien qu’il soit d’un naturel calme, les quatre hommes le trouvèrent changé, son calme semblait plus profond qu’à l’habitude, il paraissait avoir vu un ange.
Le lendemain, Asuka réveilla les samouraïs bien avant l’aube. Au début un peu bougons d’avoir été sortis de force de leur rêve, ils devinrent rapidement alertes quand le jeune homme engagé par Yowai Hitohira leur fit par de sa découverte. Ils furent d’accord avec l’acte de prudence d’Asuka et décidèrent de ne la mettre au courant que le matin du dernier jour. Quand le soleil pointa ses premiers rayons, ils allèrent manger un peu puis passèrent la matinée à s’entraîner au combat. Après le repas de midi, Asuka s’éclipsa. Il retourna auprès de Kiyosa et passa le reste de la journée avec elle, partageant leur histoire. La nuit passa plus rapidement que ne le pensait Asuka. Il dormit peu et passa le temps en étudiant les cartes de la région qu’il avait emporté afin de préparer le chemin du retour. Ils devaient être discrets et éviter les grandes villes où ils s’étaient arrêtés à l’aller. Ses compagnons se levèrent les uns après les autres et se préparèrent au départ. Vers le milieu de la matinée, Asuka décida qu’il était temps d’avertir la jeune fille, et se rendit avec les autres chez elle.
Ils s’installèrent dans la pièce principale et pendant que Keigan et Shôjiki faisaient le guet dans le jardin, Asuka parlait calmement à Kiyosa, pesant ses mots, éclairant les zones d’ombre du passé de la princesse. Elle ne le crut pas tout d’abord, mais fut bien obligée d’admettre que beaucoup de choses se liaient obligatoirement pour tisser le voile de sa vie. Elle lui parla e ses rêves où elle voyait un grand seigneur et une grande ville d’un autre pays. Leurs descriptions correspondaient au portrait de Yowai Hitohira et de la capitale de Yuki No Kûni.
Elle accepta de partir avec eux car elle n’était attachée à rien ici. Ils décidèrent de prendre la route l’après-midi même, et se donnèrent rendez-vous dans les écuries pour cacher la princesse dans la diligence afin que personne ne se rende compte que c’était Kiyosa qu’Asuka et ses hommes étaient venus chercher. Après cette entrevue, les samouraïs de Yuki No Kûni quittèrent la jeune fille pour préparer les chevaux et les provisions du voyage de retour.
A l’extérieur du village, Kandakai Me et Reikoku rejoignirent Atama pour l’avertir des projets de leurs ennemis. Ils se préparèrent eux aussi au départ et étudièrent sur des cartes le meilleur endroit pour attaquer.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://riza03.skyblog.com
Contenu sponsorisé




MessageSujet: Re: A la recherche de Murasakiiro Na Kesshô   

Revenir en haut Aller en bas
 
A la recherche de Murasakiiro Na Kesshô
Revenir en haut 
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» Recherche auteur pour livre éducatif pour enfant
» recherche plan tobrouk type 202
» recherche filet de laiton
» Recherche figurine résine ashita no joe
» Ligue de Cannes recherche entraineur !

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
 :: Les galeries d'exposition :: La galerie de l'imagination-
Sauter vers: