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 Récit d'une vie imaginée

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Riza
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MessageSujet: Récit d'une vie imaginée   Dim 3 Juil - 22:21

Bon, une histoire qui était "sensée" être courte...
Finalement, je tente de la terminer le plus vite possible, c'est fou ce que mes personnages font... ils m'emmènent hyper loin...

Je recopie le début sur Word et je la poste...

(faut bien réserver sa place... lol)
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MessageSujet: Re: Récit d'une vie imaginée   Lun 4 Juil - 9:36

Je veux voir comment tu as écrit sa Riza.. J'attends j'attends ! (et moi j'aurais un tas de truc à recopier tiens tu me fais penser... ça viendra lol !)
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Riza
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MessageSujet: Re: Récit d'une vie imaginée   Mar 5 Juil - 18:32

RECIT D’UNE VIE IMAGINEE

Monsieur Hideto était un homme très bien. Il avait un travail qu’on lui enviait dans une respectable entreprise japonaise et gagnait un salaire qui lui permettait d’être propriétaire de son appartement, de pouvoir vivre correctement et même de faire quelques économies. Il subissait comme tous ses compatriotes la pression sociale et tentait de trouver une femme pour qui il ressentirait quelque chose afin de l’épouser. Ainsi sa vie s’écoulait-elle, comme quelque longue plage de sable fin où Monsieur Hideto pouvait prendre le temps pour profiter du paysage.
Un matin, Monsieur Hideto se leva aux aurores comme d’habitude, déjeuna et se prépara pour aller au travail. Il prit son attaché caisse et quitta son appartement en direction de l’arrêt de train situé non loin. Malgré son salaire correct, il n’avait pas les moyens de supporter financièrement l’achat et l’entretien d’une voiture. Il faisait donc la plus grade partie du trajet vers son lieu de travail en train et le terminait à pied. Il était un peu en avance ce jour-là et s’assit sur un banc inoccupé pour patienter. Les gens arrivaient petit à petit à la gare pour effectuer, comme Monsieur Hideto, ce trajet quotidien. En regardant aux alentours, Monsieur Hideto remarqua que sur le banc où il était assis, quelqu’un avait oublié un livre. Il regarda si personne ne se dirigeait vers lui dans l’intention de le récupérer, puis le prit et constata qu’il y avait une enveloppe dessous. Il regarda le nom qui y était inscrit et fut à deux doigts de tout laisser tomber au sol en découvrant que c’était le sien. Mais il fut vite ramené à la réalité par le bruit de son train qui arrivait en gare. Il fourra rapidement le livre et l’enveloppe dan sa mallette et se précipita pour avoir une chance d’obtenir un siège. Les portes s’ouvrirent et Monsieur Hideto se fraya tant bien que mal un chemin à travers la foule. Comme si elle l’attendait, une dame âgée libéra son siège quand elle le vit et il pu s’y installer.


Dernière édition par le Mer 6 Juil - 12:10, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Récit d'une vie imaginée   Mar 5 Juil - 21:34

MDr, pourquoi à la première ligne ça commence 'M. caisse' et que ça finit par 'M Hideto' What the fuck ?!? Laughing ?
C'est toujours aussi bien que ce que j'ai lu hier mais.. je veux la suite !
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MessageSujet: Re: Récit d'une vie imaginée   Mer 6 Juil - 12:10

Voilà j'ai corrigé... je me demande comment j'ai pu écrire "monsieur caisse", on est pas dans les barbapapas que je saches!!
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MessageSujet: Re: Récit d'une vie imaginée   Mer 6 Juil - 12:28

Voici la suite :




Il avait à peu près une heure de voyage avant de descendre et pour s’occuper, il prit l’enveloppe qu’il venait de trouver et l’ouvrit. Elle contenait une lettre, toujours à son intention, qu’il lut attentivement. En réalité, il du la lire deux fois pour tenter d’en comprendre une infime partie. La lettre parlait de beaucoup de choses qu’il ne saisissait pas, mais elle disait clairement que c’était à son tour d’écrire, de remplir ces pages avant de rédiger une lettre comme celle-là pour confier le livre à une autre personne. Monsieur Hideto se demanda qui pouvait bien avoir écrit ceci. Il leva la tête pour observer autour de lui. Au fil des stations, les gens montaient ou descendaient. N’importe qui aurait pu faire ça, mais personne dans le wagon ne semblait avoir un comportement inhabituel. Il rangea la lettre et sortit le livre. De format classique, pratique pour voyager, sa couverture était d’un beige très doux et il y était inscrit en lettres d’or « Livre d’une vie imaginée » d’une écriture légère et gracieuse. Les pages intérieures étaient un peu cornées à force d’avoir été tournées. Monsieur Hideto les parcourut rapidement. Sur la première page étaient inscrites quelques lignes qu’il ne lut pas, et il fut plus qu’étonné, intrigué, en remarquant que rien n’était écrit sur les pages suivantes. La lettre avait semblé indiquer que des gens avaient rédigé quelques lignes avant lui, et pourtant il n’y avait aucune trace du passage d’une quelconque plume. Il referma sans bruit l’ouvrage et le rangea avec l’enveloppe. Durant le reste du trajet, il garda les yeux fixés sur les immeubles et les espaces verts qui défilaient devant la vitre du train.
Sa station arriva et Monsieur Hideto suivit le mouvement de la majorité des gens qui descendaient ici, dans le quartier des affaires de Tokyo. Il effectua le chemin jusqu’à son entreprise à pieds, la tête un pue dans les nuages. Il déposa quelques affaires aux vestiaires de l’entreprise, puis s’installa à son bureau et distribua les tâches à son personnel. Il fut tellement occupé durant la matinée qu’il en oublia le livre. Pourtant lorsque la pause du déjeuner arriva, l’évènement lui revint en mémoire et il alla chercher le bouquin avec son repas dans les vestiaires. Il s’installa à une table isolée dans la cafétéria et, tout en mangeant, il feuilleta une nouvelle fois l’ouvrage. Il avait un sentiment bizarre. Il s’attarda cette fois-ci sur les mots alignés sur la première page. Il s’agissait d’un poème de 8 vers :

Ô toi, passant égaré
Arrête-toi quelques instants pour me contempler
Ouvre-moi et tourne mes pages
Pour les remplir de ta vie de mirage
Ecris celui que tu voudrais être
Et abandonne tes liens terrestres
Mais ne me garde pas pour ton plaisir égoïste
Le dernier mot écrit, tu devras me confier à une autre âme triste

Cela ressemblait à ce que la lettre disait. Puis soudain, Monsieur Hideto reconnu le malaise qu’il ressentait. Il avait l’impression que quelqu’un l’observait. Il leva la tête juste pour voir l’un de ses supérieurs, Monsieur Majime le fixer intensément, puis, quand il constata que Monsieur Hideto le regardait, retourner à son sandwich. On aurait dit qu’il connaissait ce livre. Depuis quelque temps, Monsieur Majime avait changé. Il semblait plus heureux, plus épanouit, et tout le monde en cherchait la raison sans jamais la trouver. Cela restait un mystère.
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MessageSujet: Re: Récit d'une vie imaginée   Mer 6 Juil - 16:23

Voici la fin de l'histoire... c'est un peu long, je crois. J'envisage de faire comme toi TC (désolée) un blog pour ces histoires...




La pause se termina et chacun reprit son travail. Monsieur Hideto revoyait le regard de son supérieur, mêlé d’étonnement et de crainte ; et il avait l’impression que toute l’après-midi l’homme le surveillait. Le soir arriva plus vite que Monsieur Hideto le pensait et il reprit le train pour rentrer chez lui. Le soleil était encor assez haut dans le ciel quand il ouvrit la porte de son appartement. Il jeta ses affaires sur le divan et mangea un peu. Puis il fouilla dans ses affaires pour trouver le livre et s’installa à son bureau en l’y déposant. Il relut le petit poème et tourna la page. On l’incitait à écrire, et il allait le faire. Il saisit un stylo à plume et lentement, traça les symboles japonais de la phrase la plus banale pour un récit : « Il y a de ça très longtemps », et s’arrêta. Il ne trouvait pas les mots pour continuer. Soudain, il écarquilla les yeux. Ce qu’il venait d’écrire avait été absorbé par la feuille ! Il recommença à inscrire des mots, mais le phénomène se reproduisit à l’identique. Supposant que l’encre du stylo était à l’origine de cette bizarrerie, Monsieur Hideto tenta d’écrire ces mots avec un stylo bille. Quelques secondes passèrent, et à son grand désespoir, ils disparurent de même. L’homme jeta son stylo au fond du bureau et s’appuya sur le dossier de la chaise en croisant les bras. C’était stupéfiant. Il ne savait pas quoi faire. Puis son esprit partit vagabonder dans l’histoire qu’il voulait écrire. Une région non loin d’Edo, au XVII° siècle. Une petite ville pleine d’animation, des cris d’enfants, des bruits de sabots ; mais en même temps pleine de calme et de sérénité dans les jardins zen des pagodes… Monsieur Hideto s’arrêta net. Ce qu’il y avait dans sa tête était transcrit sur la page blanche du livre. Il continua son aventure spirituelle tout en surveillant les symboles qui suivaient son imagination. Il décrivit un début de soirée, les grands arbres de la forêt, mais il ne fit pas attention que, de l’autre côté de la vitre du bureau, les quartiers résidentiels disparaissaient au profit du paysage qu’il détaillait.

Une voix masculine résonna à l’extérieur, appelant « Makoto ! ». Monsieur Hideto sursauta. Makoto était l’un des prénoms que ses parents voulaient lui donner avant de pencher en faveur de Shinrei. La voix poursuivait ses appels, ajoutant parfois un « Sort de là ! ». Monsieur Hideto se leva et ouvrit la porte de son appartement pour s’immobiliser, frappé de stupeur. L’immeuble où il vivait avait disparu comme tout e la banlieue de Tokyo et à la place se trouvait les maisons et les rues de son imagination.
- Encore en train d’écrire ? s’étonna le propriétaire de la voix.
Monsieur Hideto ramena son regard sur cet homme. De taille moyenne, il avait les cheveux longs et blancs malgré son jeune âge, les bras sur les hanches et l’air amusé.
- Au lieu de vivre dans tes parchemins, tu ferais mieux de t’entraîner au sabre. Tu crois que c’est en déclamant de beaux mots que tu vas sauver ta vie ?
- … Ten... Tenshi ? bafouilla Monsieur Hideto.
- Qui veux-tu que je sois ? s’étonna Tenshi. Je n’ai pas changé de nom depuis hier !
- Hier ?
Monsieur Hideto ne comprenait plus rien.
- Bon dépêche-toi de prendre tes affaires, le seigneur Fubuki nous attend à Edo ce soir. Il faut partir tout de suite.
Tenshi tourna le dos avant que Monsieur Hideto ne puisse répondre et s’éloigna rapidement. Ce dernier se retourna pour entrer chez lui mais les foudres de la surprise s’abattirent une nouvelle fois sur lui. A la place de son immeuble, de son appartement, une magnifique pagode se dressait. De plus, il ne portait plus son costume de travail mais un kimono assez large, blanc et marron. Il entra dans la pagode et trouva un sac à côté de la porte avec un sabre japonais. Il ouvrit le sac et vit qu’il contenait des vêtements avant de le refermer de le mettre sur son dos et de saisir le sabre. Mais avant de quitter le bâtiment, il remarqua une table au centre de la pièce où étaient posés une plume, son encre et un livre qui lui était familier. En s’approchant, il en lut le titre : « Livre d’une vie vécue ». Il sursauta en faisant le rapprochement avec celui dans lequel il avait commencé à écrire avant de se retrouver ici. Il tourna les premières pages pour constater que son récit s’y trouvait. Avec l’encre et la plume, il rangea le tout dans son sac et sortit. Tenshi l’attendait en tenant par la bride deux chevaux, l’un taché de marron et de blanc et l’autre d’un noir envoûtant. Il tendit la bride du cheval noir à son compagnon.
- Prend Chûgi pour le voyage, Makoto, je prend Kenshin.
Lorsque Makoto prit la bride Chûgi lui donna un gentil coup de tête dans l’épaule, signe d’affection. Tenshi monta sur la selle de sa monture, imité par Makoto et tous deux pénétrèrent dans la forêt qui entourait le village.
Le voyage jusqu’à Edo ne dura que quelques heures et le soleil effleurait l’horizon quand ils arrivèrent à la cité. Makoto tournait la tête de tous les côtés tandis qu’ils parcouraient les rues en direction de la maison de sire Fubuki, afin d’imprégner sa mémoire de tout ce que ses yeux pouvaient capturer. Les bruits des animaux, les discussions des villageois, le tintement des pièces qui passaient de main en main, les cris des hommes qui s’entraînaient dans les maisons et bien d’autres choses, il voulait tout écrire dans son livre dès qu’il le pourrait. Tenshi se trouvait devant lui et à chaque fois que son regard se posait sur le dos de son compagnon, il avait une sensation bizarre. Ils stoppèrent devant les portes d’une grande maison qui s’ouvrirent lentement. Ils pénétrèrent dans la cour où ils laissèrent leur cheval à deux domestiques qui vinrent à leur rencontre avant d’entrer dans la demeure. Ils quittèrent leurs sandales à l’entrée où ils furent guidés par un autre domestique jusqu’à une grande salle où le seigneur Fubuki les attendait. Les deux hommes s’agenouillèrent devant le dignitaire et le saluèrent.
- Bienvenue messieurs, commença Fubuki.
- C’est un honneur pour nous que d’être reçus dans votre maison, seigneur, répondit Tenshi. Puis-je vous demander ce qui nous vaut cette invitation ?
- Je vous dirai ça un peu plus tard. Je vais vous faire amener de quoi vous restaurer dans votre chambre.
Ils prirent congé du seigneur et on leur servit le dîner dans l’une des nombreuses chambres de la demeure. Puis ils se préparèrent pour dormir. Makoto s’assit sur sa couche avec le livre qu’il ouvrit là où il s’était arrêté. A la lueur des bougies, il fixa la page et dicta mentalement le texte. Mais rien de s’inscrivit sur le papier. Tenshi ria :
- Tu crois que les mots vont s’écrire par magie ?
- Euh…
Makoto bafouilla :
- Non… bien sûr, dit-il gêné, en cherchant dans son sac la plume et l’encre qu’il avait prit.
Il trempa sa plume dans le liquide, puis se pencha sur la page. Tenshi l’observa quelques instants.
- Tu ne vis que pour ça, hein ?
- Pardon ? demanda Makoto.
- Tu as toujours du papier et de quoi écrire à portée de main. Depuis qu’on est petits, tu n’arrêtes pas d’écrire. Pourquoi ?
Makoto répondit après un court silence, le nez dans son livre :
- Pour ne pas… oublier.
Puis il leva la tête et fixa Tenshi.
- Et toi, pour quoi vis-tu ?
Un sourire discret se dessina sur le visage fin de l’homme. Il se retourna pour prendre le fourreau de son sabre.
- Je vis… pour Kiyosa ?
- Kiyosa ?
- Oui.
Tenshi ria et plaça le fourreau devant son visage.
- Je ne te l’ai jamais montré… Mais aujourd’hui tu vas savoir…
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MessageSujet: Re: Récit d'une vie imaginée   Mer 6 Juil - 16:24

Il tira lentement le sabre du fourreau et Makoto fut saisit d’un mélange de crainte et d’admiration. Lorsque celui-ci fut totalement sortit, Tenshi poursuivit :
- Makoto, je te présente Kiyosa. J’ai travaillé des années pour m’en faire un ami et pour maîtriser ses élans.
Makoto avait les yeux rivés sur la lame. Au lieu du gris banal de toutes les lames, elle était d’un blanc pur. Il semblait même qu’une faible lumière s’en échappait, créant une aura surnaturelle. La pureté des courbes n’était interrompue qu’à l’endroit où la lame rejoignait le manche du sabre, par quelques symboles d’inspiration asiatique.
- Sais-tu ce que cela signifie ? demanda Makoto en montrant l’écriture.
- Je ne sais pas, personne n’a pu me renseigner. Mais nous devons dormir maintenant.
Il rangea le sabre dans son fourreau, privant la pièce de sa lumière salvatrice. Ils éteignirent les chandelles et s’endormirent dans le silence des sages.
Le lendemain, ils se présentèrent devant sire Fubuki.
- Je vous ai demandé de venir, commença le seigneur, car vous êtes les hommes en qui j’ai le plus confiance.
- C’est un honneur, sire, répondit Tenshi.
- L’un des seigneurs avec lequel nous sommes alliés se marie avec l’une des jeunes filles de ce territoire. J’ai été désigné pour représenter notre souverain aux noces qui se dérouleront sur son territoire, au nord du nôtre. Une escorte m’attend au village de Chie, à la frontière, pour me conduire au lieu du mariage. Mais j’ai besoin de gens pour m’accompagner jusque là…
Fubuki n’eut pas à terminer sa phrase, les deux hommes avaient compris.
- Sire… dit Tenshi.
- … Ce sera un honneur que de cous escorter, l’interrompit Makoto.
Tenshi le regarda, surpris. Il connaissait Makoto pratiquement par cœur, mais il n’avait jamais été très loquace. Fubuki se leva.
- Alors nous partons tout de suite. Je vous rejoins dans la cour.
Les deux hommes quittèrent la salle en saluant le seigneur puis allèrent chercher leurs affaires dans la chambre avant de se rendre à l’extérieur. Deux domestiques avaient préparé leurs chevaux pour le départ. Un autre tenait un splendide cheval de grande taille d’un blanc pur à côté de Chûgi et Kenshin.
- Nous devons aller au plus vite, dit Fubuki en descendant les marches de l’entrée.
Ils montèrent tous trois en selle et quittèrent la maison au trot et le village au galop. Le voyage jusqu’à la frontière dura quatre jours. Ils firent halte les trois premiers soirs dans de petits villages pour se reposer durant la nuit. Sire Fubuki se retirait pour méditer et écouter les doléances des villageois avant de dîner et d’aller se coucher. Makoto restait avec Tenshi, son livre à la main et l’autre prête à écrire. Tenshi allait à la rencontre des villageois pour leur venir en aide. Il mettait à profit ses quelques connaissances en médecine pour soigner les gens. Une aura de bonté l’entourait dans ces moments, et Makoto était certain qu’une lumière blanche identique à celle de Kiyosa émanait faiblement de son ami. Ensuite ils dînaient puis allaient dormir, sauf le dernier soir où ils montèrent la garde près de Fubuki, alertés par la présence de voleurs dans les bois alentours. Makoto s’asseyait alors contre l’un des murs de la demeure qu’il gardait, ouvrait le livre, la plume entre ses doigts et la tête levée vers les étoiles, et tentait de mettre par écrit le doux silence des étoiles ainsi que le sourire bienveillant de la lune. Son sabre était toujours à côté de lui, prêt à être sortit de son fourreau à la moindre alerte.
Le soleil apparut derrière les arbres, poursuivant sans relâche la lune en essayant de l’attraper. Tenshi et Makoto préparaient les chevaux pour le dernier jour de voyage. Fubuki les rejoignit. Ils remercièrent les villageois de leur hospitalité puis entrèrent dans la forêt. Les trois premiers jours de voyage avaient été es plus calmes mais la tranquillité du quatrième allait être un peu perturbée. Dans le groupe des trois hommes, l’ambiance s’était peu à peu détendue et même sire Fubuki s’autorisa à rire. Mais alors qu’ils ne s’y attendaient pas, une dizaine d’hommes apparurent sur le chemin. Ils étaient armés de sabres et d’arcs et menaçaient les voyageurs. Il était clair qu’il s’agissait des bandits signalés au village.
- Donnez-nous votre or et toutes les choses précieuses que vous avez, dit celui qui semblait être le chef.
Sire Fubuki resta silencieux et immobile. Makoto allait répondre quand Tenshi le fit taire d’un geste de la main.
- Je m’en occupe, lui dit-il avec un regard entendu.
Il descendit lentement de son cheval qu’il confia à Makoto et s’avança vers les hommes menaçants.
- Ne bougez plus ! cria le chef. Nous sommes prêts à nous battre et supérieurs en nombre.
- Peut-être en nombre, dit Tenshi d’une voix étonnement calme. Mais pas en puissance…
Il tira son sabre et d’un coup Kiyosa dégagea une lumière aveuglante. Makoto se protégea les yeux avec une main et quand il la retira il découvrit une chose à la fois belle et terrifiante qui était à l’origine de son malaise des jours précédents. Dans le dos de Tenshi étaient apparues deux grandes ailes blanches qui scintillaient au soleil et une aura toute aussi blanche l’entourait. Les bandits étaient stupéfaits par cette vision.
- Voulez-vous voir une vraie puissance ? demanda Tenshi toujours aussi calmement.
Une partie des voleurs se tint prête au combat alors qu’une autre trébuchait pour s’enfuir. Makoto ne vit pas ce qui se passa durant les secondes qui suivirent. Les ailes de Tenshi battirent une fois très lentement, lui cachant la vue, et quand elles furent revenues à leur position d’origine, tous les vagabonds gisaient à terre, morts. Tenshi se tourna vars les deux hommes en rangeant Kiyosa et dit avec un léger sourire :
- La voie est libre.
Il remonta à cheval, ses ailes disparaissant et ouvrit la route.
Après cet « incident » ils arrivèrent rapidement à Chie. L’escorte du seigneur voisin les attendait. Fubuki remercia Tenshi et Makoto et rejoignit sa nouvelle escorte qui quitta immédiatement la ville, le soleil étant encore assez haut dans le ciel.
- Que faisons-nous maintenant ? demanda Makoto.
- Restons ici. Nous reprendrons la route demain, proposa Tenshi.
- Ca me convient.
Ils trouvèrent un endroit où se loger pour la nuit et se rendirent au temple pour remercier les dieux d’être arrivés ici sains et saufs. Quand ils en sortirent, Makoto demanda à Tenshi ce qui s’était passé dans la forêt, pourquoi ces ailes étaient apparues. Mais sa question resta sans réponse et Tenshi ne le lui dit jamais. Quand le soir tomba, ils dînèrent et se couchèrent.

Les rayons du soleil léchèrent paresseusement le visage de Monsieur Hideto. Il ouvrit un œil quand son réveil le ramena complètement à la réalité. Il leva la tête, étonné de se retrouver dans son appartement, affalé sur son bureau, encore tout habillé de la veille. Il se leva, fit quelques pas, puis se précipita sur son bureau pour ouvrir le livre et feuilleter les pages. Il lui semblait qu’il avait énormément écrit mais les pages étaient d’un blanc immaculé. Il avait dormit toute la nuit sans avoir commencé à écrire et cette histoire d’ange guerrier était le fruit d’un de ses rêves. Mais était-ce réellement un rêve ? Il lui avait semblé si réel, si matériel. Il alla déjeuner, changea de vêtements et se prépara à partir. Il allait ouvrir la porte de son appartement quand il eut envie de prendre le livre qui était sur son bureau pour écrire pendant la pause déjeuner.
Lorsqu’il arriva à son travail, Monsieur Majime lui présenta un nouveau collègue, Monsieur Takarai. Ils passèrent la journée ensemble, Monsieur Hideto lui faisant visiter les locaux et l’aidant à trouver ses repères. Ils déjeunèrent ensemble et Monsieur Hideto ne pu écrire dans le livre, d’ailleurs il l’avait complètement oublié. Mais plus la journée avançait, plus il avait l’impression de connaître ce Monsieur Takarai, mais il n’osait le lui demander. Le soir, ils allèrent aux vestiaires pour récupérer leurs affaires. Monsieur Takarai habitait dans le même quartier que Monsieur Hideto, aussi ils allaient faire le trajet ensemble. Monsieur Hideto ouvrit son casier et prit sa mallette. Il se souvint soudain du livre qu’il prit dans les mains. A côté, Monsieur Takarai enleva sa veste et déboutonna sa chemise pour en changer. Quand Monsieur Hideto le regarda, il l’avait enlevée et sur son dos, deux ailes étaient dessinées en noir. Pas tatouées. Il semblait que l’homme était né avec. Monsieur Hideto n’en croyait pas ses yeux. Monsieur Takarai enfila une nouvelle chemise et la boutonna rapidement. Il se retourna et remarqua le regard de son collègue. Il s’approcha tout près de Monsieur Hideto, un doigt sur la bouche en signe de silence, puis lui chuchota en tendant la main vers le livre.
- Je vais le récupérer maintenant… Makoto.
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MessageSujet: Re: Récit d'une vie imaginée   Mer 6 Juil - 16:36

Un petit mot à propos des noms comme d'hab...

Makoto : vérité, sincérité
Tenshi : ange
Fubuki : tempête de neige
Chûgi : fidélité
Kenshin : dévouement
Kiyosa : pureté
Chie : sagesse (prononcer Tchié)
Majime : sérieux, organisé (prononcer majimé)

Pour Hideto et Takarai, ne cherchez pas, c'est juste le prénom et le nom de mon chanteur préféré de Visual Kei...

C'est fini!!
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MessageSujet: Re: Récit d'une vie imaginée   Mer 6 Juil - 17:29

Wouah, alors là, non seulement l'histoire est époustouflante, mais en plus tu écris avec une fluidité. A un moment je me suis demandée si j'était bien devant mon écrant et pas avec un livre à la main...
C'est très joli, bravo !
(mdr, pour les ailes dans le dos, t'as oublié de préciser que ça aussi c'était d'un chanteur de visu...)
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MessageSujet: Re: Récit d'une vie imaginée   Jeu 7 Juil - 9:15

Oui c'est vrai. Les ailes dans le dos sont en fait le tatouage de mon chanteur préféré...
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MessageSujet: Re: Récit d'une vie imaginée   Jeu 7 Juil - 9:34

je viens (enfin désolée du retard) de lire... Et TC a raison. Je me suis retrouvée emportée dans ton récit. Bravo ! ( Mais pourquoi n'ai-je jamais trouver un tel bouquin ? Very Happy )

_________________
être assez spécial pour être tout de même quelqu'un...
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MessageSujet: Re: Récit d'une vie imaginée   Jeu 7 Juil - 9:56

Je suis vraiment très flattée. Mais il existe des auteurs qui écrivent mieux que moi...
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MessageSujet: Re: Récit d'une vie imaginée   Jeu 7 Juil - 10:02

bien sûr, mais ça ne t'enlèves pas pour autant ton mérite ! Mr. Green

_________________
être assez spécial pour être tout de même quelqu'un...
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MessageSujet: Re: Récit d'une vie imaginée   Jeu 7 Juil - 12:39

Des auteurs qui écrivent aussi bien que toi peut-être... Mieux dans ce style-là, je ne pense pas... Rolling Eyes
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